Lyon: Les championnats du monde d'athlétisme des vétérans continuent sous 40 degrés

COMPETITION Des coureurs entre 35 et 98 ans se sont élancés, cet après-midi, alors que le département est placé en alerte orange canicule…

20 Minutes avec AFP

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Le thermomètre a dépassé les 40 à Lyon ce vendredi
Le thermomètre a dépassé les 40 à Lyon ce vendredi — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Personne n’a envie de mettre son nez dehors vendredi à Lyon, où il fait presque 40 degrés, mais eux, à 55 ans, 70 ans ou beaucoup plus encore, courent comme si de rien n’était les finales mondiales du 100 mètres.

Lyon accueille jusqu’au 16 août les championnats du monde d’athlétisme des vétérans, c’est-à-dire des plus de 35 ans et jusqu’à… 98 ans pour le doyen, qui devait s’élancer en fin d’après-midi. Le Rhône est le seul département placé en alerte orange canicule. Mais malgré la fournaise, la préfecture n’a pas émis de contre-ordre pour la tenue de la compétition vendredi.

De l’ombre et des bancs

Quelques mesures de précaution ont néanmoins été prises : des fontaines à eau en bordure du stade Balmont-La Duchère, des tentes pour que les athlètes se changent à l’ombre et… des bancs ! « Ça reste du 100 mètres, c’est un peu moins sensible à la chaleur. On est sur des finales, ce sont des athlètes qui ont l’habitude », justifie Nicolas Doumeng, directeur de la compétition.

« C’est qu’un 100 mètres, ça peut pas nous nuire. On fait pas des choses longues, c’est pour les épreuves plus longues que c’est dangereux », surenchérit Nicole Alexis. A 55 ans, cette blonde élancée originaire de la région parisienne, vient de gagner la finale du 100 mètres des plus de 55 ans avec un chrono de 13.23 secondes.

Pas prendre de risque

En coulisses, le médecin est un peu moins rassurant, conscient que, souvent, chez ces athlètes l’envie de participer leur fait négliger leur état de forme réel. « C’est risqué, bien sûr, pour des personnes âgées, surtout avec cette chaleur. Il y a des malaises, des risques de déshydratation » qui fragilisent les organismes, illustre Mohamed Allouache. « Il ne faut pas prendre de risque et bien raisonner avant de concourir », insiste-t-il.

Depuis ce matin il a traité deux ruptures de tendons d’Achille et des malaises. Peu avant 17h, au plus chaud de la journée, se sont élancés les plus de 90 ans, les stars de la compétition.