Journée portes fermées aux fraudeurs

©2007 20 minutes

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Fraude en baisse, recettes en hausse. La clôture du métro par des portillons automatiques, dont l'installation a été complètement achevée hier avec la fin des travaux à la station Sans-Souci (ligne D), a déjà entraîné une forte diminution du taux de fraude et un accroissement des ventes de tickets. Selon le Sytral, l'autorité organisatrice des transports dans le Rhône, la part de resquilleurs dans le réseau souterrain serait passée de 12,7 % des voyageurs à 6,5 % en un an. Tandis que le nombre de titres vendus

en station grimpait de 20 %. Le nombre d'incidents et d'incivilité ont aussi reculé selon les TCL.

« Les recettes globales du réseau ont progressé de 15 %, alors les tarifs n'ont augmenté que de 2 %. C'est grâce à la politique générale antifraude », se réjouit Jacques Rapoport, directeur de Keolis-Lyon, la société qui exploite le réseau TCL. La montée obligatoire par la porte avant des bus, en vigueur depuis l'automne, et le renforcement des contrôles, notamment dans le tramway, ont ainsi permis de faire chuter le taux de fraude sur l'ensemble du réseau de 14,7 % à 9,2 % en 18 mois. Il était de près de 20 % en 2003, quand le Sytral a décidé de mettre en place un « contrôle d'accès aux stations » après trente ans de métro « ouvert ». Lancés en 2004, les travaux de fermeture auront coûté 53 millions d'euros. « Avec les recettes qu'il génère,

cet investissement sera amorti en sept ans », indique Bernard Rivalta, président (PS) du Sytral. La direction de Keolis a pour objectif d'atteindre un taux de fraude résiduel de 6 %.

solidaire Pour « limiter la fraude », des usagers viennent de créer le Ticket solidaire lyonnais (TSL). Ils demandent aux clients de laisser leur ticket, valable une heure, sur une borne en sortant.