Attentat en Isère : Une marche pour Hervé Cornara à Fontaines-sur-Saône

HOMMAGE Elle se déroulera ce mardi soir dans la commune de la banlieue lyonnaise où résidait la victime...

C.G.

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Photo fournie le 27 juin 2015 par l'association Les Marronniers-Les Voisins d'en haut d'Hervé Cornara retrouvé décapité près du site de la société américaine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier en Isère
Photo fournie le 27 juin 2015 par l'association Les Marronniers-Les Voisins d'en haut d'Hervé Cornara retrouvé décapité près du site de la société américaine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier en Isère — Les marronniers-Voisins d'en haut

Une marche silencieuse est prévue ce mardi à Fontaines-sur-Saône (Rhône), où résidait Hervé Cornara, ce père de famille de 54 ans, décapité vendredi par Yassin Salhi.

La victime aurait été assommée d’un coup de cric puis étranglée d’une seule main

Un premier hommage lui avait été rendu samedi par les habitants de la commune qui ont pris l’initiative de cette marche. Le cortège partira à 18h30 du groupe scolaire des Marronniers pour rejoindre la mairie annexe.

Dimanche, la communauté musulmane s’est réunie devant la mosquée de Villefontaine pour dénoncer l’atrocité de cet assassinat, crier leur colère et apporter leur soutien à la famille de la victime.

Hervé Cornara honoré par la communauté musulmane de Rhône-Alpes

Placé en garde à vue, Yassine Salhi a avoué qu’il avait tué son patron sur un parking avant de se rendre à l’usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier et de se livrer à une mise en scène macabre.

La tête posée sur le tronc de la victime

Selon le procureur de Paris, François Molins, il aurait indiqué « avoir assommé son employeur d’un coup de cric, puis l’avoir étranglé d’une seule main ». Il se serait ensuite arrêté sur le bas-côté, à 500 mètres environ de l’usine, pour décapiter la victime à l’arrière de la fourgonnette avant de procéder à une mise en scène macabre.

« Il a pris deux photos du corps. La première montre le corps de la victime enveloppé dans un drapeau frappé de la Chahada [la profession de foi islamique] avec la tête posée sur le tronc. La seconde, de type selfie, montre le suspect qui pose avec la tête de sa victime », rappelle procureur.