Attentat en Isère: Le seuil maximal du plan Vigipirate, une première pour la région Rhône-Alpes

SECURITE Depuis vendredi, Rhône-Alpes a été placée au seuil maximum du plan Vigipirate. Ce niveau «Alerte attentat» se traduit surtout par une vigilance accrue sur les sites Seveso...

Pierre Comet

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Des soldats patrouillent a la gare et au centre commercial de la Part Dieu. Ils sont deployes dans les zones sensibles de Lyon, avec le renforcement du plan Vigipirate
Lyon, (Rhone) FRANCE-16/01/2014./FAYOLLE_1201.09/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1501171212
Des soldats patrouillent a la gare et au centre commercial de la Part Dieu. Ils sont deployes dans les zones sensibles de Lyon, avec le renforcement du plan Vigipirate Lyon, (Rhone) FRANCE-16/01/2014./FAYOLLE_1201.09/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1501171212 — SIPA

A l’évidence, la région Rhône-Alpes aurait préféré s’abstenir d’un tel privilège. Mais les événements de l’Isère ont conduit le président François Hollande à relever, dans les huit départements, le plan Vigipirate à son niveau le plus important : Alerte attentat.

Un seuil encore jamais atteint en Rhône-Alpes, depuis la révision du dispositif Vigipirate en février 2014 et l’abandon des niveaux blanc, jaune, orange, rouge, écarlate.
En vigueur jusqu’à lundi soir, ce niveau d’alerte attentat n’a pas exactement les mêmes répercussions qu’en Ile-de-France et en Picardie où il a été déclenché au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Le plan se veut adapter aux événements et à la menace.

Renforcement autour des sites Seveso

Ainsi, dans la région, il n’interdit pas le stationnement des véhicules devant les établissements scolaires ou les sorties scolaires en extérieur, en revanche, la sécurité a été particulièrement renforcée autour des sites Seveso. La préfecture a notamment pris contact avec les 158 établissements classés (dont 81 établissements en seuil haut) pour « leur rappeler leurs responsabilités et les inviter à renforcer leurs mesures de protection interne ». De plus, « des consignes ont été données aux forces de police et de gendarmerie pour déployer des patrouilles dynamiques. »

Pour mettre en œuvre cette sécurité renforcée, la région peut compter sur une compagnie de CRS et un escadron de gendarmerie supplémentaires. Elle bénéficie aussi de l’appui des 650 militaires déployés depuis janvier dans le cadre de l’opération Sentinelle devant tous les « points sensibles » : gares, rues, centres commerciaux, synagogues…