Attentat en Isère: Le rassemblement en faveur d'Uber Pop interdit à Lyon pour cause de Vigipirate

VIGIPIRATE Le préfet de la région Rhône-Alpes Michel Delpuech a interdit le rassemblement pro-Uber et la contre-manifestation des taxis, prévus ce dimanche place Bellecour…

Pierre Comet

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Un graffiti hostile à Uber, alors que des chauffeurs de taxi manifestent près de la Porte Maillot, à Paris, le 29 juin 2015
Un graffiti hostile à Uber, alors que des chauffeurs de taxi manifestent près de la Porte Maillot, à Paris, le 29 juin 2015 — KENZO TRIBOUILLARD AFP

D’un côté, les membres d’UberPOP. Et de l’autre, les taxis en colère. C’est la scène qui devait se jouer, dimanche après-midi, place Bellecour à Lyon, après l’appel au rassemblement lancé par le collectif proUber « Cousin Hub » et la promesse d’une contre-manifestation des taxis.

Mais, quelques jours après l’agression d’Alexandre, utilisateur d’UberPOP, cette rencontre sentait clairement le soufre. Aussi, le préfet de la région Michel Delpuech a préféré agir. Il a interdit les deux manifestations par arrêté préfectoral.

Manifestation remise à plus tard

Justifiant que le rassemblement était susceptible de « provoquer de vives tensions et des débordements » et que dans le contexte du plan Vigipirate niveau attentat en Rhône-Alpes, les forces de l’ordre étaient « prioritairement mobilisées sur cet enjeu de sécurité nationale. »

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Cette décision a eu le don d’agacer les utilisateurs d’UberPOP, qui s’en sont émus sur Facebook : « Honteux. Les taxis peuvent casser des voitures et bloquer les routes mais les Uber ne peuvent pas manifester paisiblement avec leurs clients. » Ils promettent de remettre leur mobilisation à plus tard, pour s’opposer à l’arrêté préfectoral qui interdit UberPop.