Isère: Un aide-éducateur poursuit des élèves de primaire avec un couteau

FAITS DIVERS Le jeune homme de 20 ans effectuait un stage au sein de l'établissement scolaire...

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'un couteau de cuisine.
Illustration d'un couteau de cuisine. — PURESTOCK/SIPA

La peur de leur vie. Un aide-éducateur stagiaire de 20 ans d'une école privée de l'Isère a coursé des élèves avec un couteau pour calmer le chahut. Il sera déféré jeudi devant la justice en vue d'une comparution immédiate, selon le parquet.

Interpellé mardi à son domicile de Saint-Siméon-de-Bressieux, le jeune homme, dont l'altération du discernement a été reconnue par un psychiatre, est poursuivi pour «menaces de mort et violences aggravées», a précisé le procureur de la République à Vienne, Matthieu Bourrette, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Il encourt sept ans de prison. «Il a commencé par nier les faits avant de reconnaître avoir crié et sorti un couteau pour calmer les enfants», a précisé le magistrat. Toutefois, «il est incapable d'expliquer pourquoi il est venu à l'école avec un couteau».

Lundi matin, le jeune homme débutait son stage à l'école privée de Champier dans une classe de 24 élèves de CE2, CM1 et CM2. Durant la récréation, l'enseignante a dû s'absenter pour «un problème administratif urgent», qui se prolongera une quarantaine de minutes, selon le magistrat.

La directrice n' a pas appelé la police

Laissé seul en classe avec les enfants, alors que sa convention de stage l'interdit, le jeune stagiaire est vite débordé par le chahut. Il commence par crier, «menace les enfants de les pendre aux arbres» puis «brandit un couteau de cuisine de 20 cm pour demander le silence».

«Il va s'approcher d'une petite fille en tenant le couteau près de son coeur et courser trois élèves dans la classe avec le couteau», a détaillé M. Bourrette. Les 24 élèves ont tous été «terrorisés» et «extrêmement choqués», certains se voyant prescrire des ITT psychologiques. Lorsque la directrice de l'école, en arrêt maladie, apprend les faits par les parents, elle demande à l'enseignante de renvoyer le stagaire, mais celle-ci ne prévient pas les gendarmes qui le seront par les parents dans l'après-midi, a déploré le procureur: «Elle a dit qu'elle ne s'était pas rendue compte de la gravité des faits».

Le jeune homme qui avait fait un premier stage sans incident début juin près de son domicile, souffre d'une «altération de son discernement». Il a été «lui-même suivi par un juge des enfants en assistance éducative il y a une dizaine d'années avec une orientation en service médico-psychologique», selon la même source.