Client UberPOP agressé à Lyon: Ses avocats appellent des témoins de la scène à se manifester

ENQUETE Il a été agressé dimanche, après avoir clamé, qu'il allait faire appel à UberPOP après avoir été éconduit par des chauffeurs de taxi...

20 Minutes avec AFP

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Capture d'écran de la photo publiée sur le compte Facebook d'Alexandre, violemment agressé par des taxis.
Capture d'écran de la photo publiée sur le compte Facebook d'Alexandre, violemment agressé par des taxis. — Capture d'écran Facebook

Les avocats d'un homme de 26 ans violemment frappé dans la nuit de samedi à dimanche à Lyon alors qu'il aurait fait savoir à un chauffeur de taxi qui refusait de le transporter qu'il allait faire appel au service UberPOP, ont appelé mardi des témoins à se mettre «à la disposition des enquêteurs».

«Nous espérons que les personnes qui ont assisté aux faits et ayant fait des déclarations dans la presse se mettront à la disposition des enquêteurs», ont déclaré mardi soir dans un communiqué à l'AFP, Me Hadrien Bourrellis et Me Rémi Lorrain, les avocats du jeune homme.

Le visage tuméfié et blessé de cet homme a fait le tour des réseaux sociaux mardi. Il s'est vu notifier 21 jours d'ITT, selon la police. Il a été agressé, selon des premiers éléments, dans le quartier Confluence à 2h30 du matin dimanche, après avoir clamé, qu'il allait faire appel à UberPOP après avoir été éconduit par des chauffeurs de taxi.

Deux chauffeurs de taxis entendus mardi

«Rien ne prouve que cette agression soit le fait de chauffeurs de taxis», a réagi Jean-Paul Durand, président de la maison des taxis du Rhône, joint par l'AFP. Il a indiqué que deux chauffeurs de taxis avaient été entendus mardi matin par la police, sans être placés en garde à vue.

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«Bien que comprenant l'intérêt médiatique légitime suscité par cette affaire, il est indispensable, avant tout, que l'enquête se déroule sereinement. La bataille judiciaire opposant chauffeurs de taxi et conducteurs UberPOP doit rester étrangère à cette procédure», ont aussi ajouté les avocats de la victime.

Le préfet de Rhône-Alpes, Michel Delpuech, avait justifié la semaine dernière son interdiction d'UberPOP dans le Rhône par le souci d'éviter «les risques de trouble à l'ordre public», mais aussi pour assurer la sécurité des personnes transportées via ce service, alors que «la qualification et la formation des conducteurs ne sont pas garanties».