VIDEO. Mondial féminin: «L'équipe de France ne peut pas se passer d'Amandine Henry»

FOOTBALL Remplaçante lors du couac (0-2) contre la Colombie, la milieu de terrain lyonnaise a notamment inscrit un sublime but contre le Mexique (5-0) mercredi...

Jérémy Laugier
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Ici au duel avec la Mexicaine Renae Cuellar, a à nouveau démontré mercredi qu'elle était une pièce maîtresse de l'équipe de France. NICHOLAS KAMM
Ici au duel avec la Mexicaine Renae Cuellar, a à nouveau démontré mercredi qu'elle était une pièce maîtresse de l'équipe de France. NICHOLAS KAMM — AFP

Difficile de croire qu’Amandine Henry a si longtemps été surnommée « le canard boiteux » à l’OL. Six ans après n’avoir participé qu’à 20 rencontres lors de ses deux premières saisons lyonnaises (de 2007 à 2009) en raison d’une grave blessure au genou ayant nécessité une greffe de cartilage, la milieu de terrain a survolé la rencontre du Mondial face au Mexique (5-0), mercredi avec les Bleues.

« C’est normal, elle a commandé de nouvelles jambes ! », chambre sa partenaire à l’OL et en équipe de France Elodie Thomis, qui lui a sauté sur le dos suite à sa sublime tentative de 25 mètres en pleine lucarne mercredi. « C’était un petit coup de génie. Je trouve qu’elle ne se sert pas assez de sa frappe qui est vraiment lourde, surtout quand elle part ainsi balle au pied », analyse Patrice Lair, son ancien entraîneur lyonnais (de 2010 à 2014).



Patrice Lair : « C’est le métronome de cette équipe de France »

Déjà auteur d’un but d’anthologie et ce… du pied gauche, en avril 2012 lors de la demi-finale aller (5-1) de Ligue des champions face à Potsdam (voir ci-dessous), Amandine Henry est avant tout précieuse à la récupération et dans l’organisation du jeu. « C’est le métronome de cette équipe de France, notamment grâce à son jeu long. On ne peut pas se passer d’elle », insiste Patrice Lair.

Pièce maîtresse du nouveau sélectionneur, après une incompréhensible traversée du désert (de novembre 2010 à mai 2013) sous l’ère Bruno Bini, la Nordiste de 25 ans est pourtant restée sur le banc durant plus d’une heure lors du couac (0-2) face à la Colombie samedi dernier. Et ce au profit d’Elise Bussaglia, sa remplaçante à l’OL avant son départ à Wolfsburg cet été.



Elodie Thomis : « A Clairefontaine, les observateurs parlaient déjà d’elle »

« Là, Philippe Bergeroo a bien compris qu’il n’y avait pas photo entre Bussaglia et elle… », lance Patrice Lair. Au terme d’une saison pleine à Lyon (28 titularisations, 2 buts), elle compte bien croquer à pleines dents sa première compétition mondiale sous le maillot bleu. Ses coéquipières en sont persuadées.

« Amandine est une joueuse phénoménale. Je me souviens qu’à Clairefontaine [de 2005 à 2007], les observateurs parlaient déjà beaucoup d’elle. Personnellement, les joueuses m’impressionnant le plus sont celles qui me mettent le plus de ballons en profondeur. Elle est donc la première », sourit Elodie Thomis, déchaînée comme toute l’équipe de France lors du festival face au Mexique.