Lyon: Une vidéo coquine qui innocente deux policiers

FAITS DIVERS Mis en examen pour viols, ils ont finalement obtenu un non lieu...

C.G. avec AFP

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Illustration Police
Illustration Police — E.Provenzano / 20 Minutes

C’est une vidéo amateur très coquine qui leur a finalement permis de se tirer d’un bien mauvais pas. Deux policiers, âgés de 35 et 41 ans, accusés de viol par une étudiante en commerce, ont finalement obtenu un non-lieu devant la cour d’appel de Lyon, selon Le Progrès.

D’après la version de la jeune femme, qui se prostituait occasionnellement, les deux agents l’avaient contrôlé un soir de juin en 2011, lors d’une patrouille qu’ils effectuaient dans le quartier de Gerland.

40 jours de détention préventive

Ils l’auraient alors menacée de révéler ses activités nocturnes à ses parents et seraient revenus chez elle dès la fin de leur service pour la violer à tour de rôle. Mis en examen et écroués de manière préventive pendant quarante jours, les deux fonctionnaires, qui ont été radiés de la police depuis, ont toujours nié le viol, reconnaissant toutefois qu’ils avaient bien eu avec elle des relations sexuelles.

C’est finalement une vidéo que l’un des policiers avait tournée avec son téléphone portable qui a convaincu la chambre de l’instruction d’annuler le renvoi de ces deux agents devant la cour d’assises du Rhône. « Elle a montré qu’il s’agissait d’une relation sexuelle consentie et tarifée », selon une source proche du dossier.

Dépôt de plainte

Dans son arrêt, la chambre d’instruction a d’ailleurs estimé que la transcription des propos échangés entre l’un des policiers et la jeune femme, « montre sans équivoque une relation » dans laquelle cette dernière « échange paisiblement » avec le gardien de la paix « pendant l’acte sexuel ».

« Le visionnage de ce film a tout de suite montré que l’accusation ne tenait pas, ils ont fait des semaines de détention pour rien. La décision de la cour d’appel remet ce dossier à l’endroit », a confié au Progrès David Metaxas, avocat d’un mis en examen qui entend porter plainte contre l’étudiante pour « dénonciation calomnieuse ».