Agression sexuelle en Haute-Savoie : l'enseignant a été remis en liberté

FAITS DIVERS L'instituteur avait été placé en garde à vue lundi après l'agression sexuelle d'une fillette de 5 ans...  

Elisa Frisullo

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Illustration d'une voiture de police.
Illustration d'une voiture de police. — P. Pidoux / 20 minutes

Il nie les faits depuis le début de l'affaire. L'instituteur en garde à vue depuis lundi après l'agression sexuelle d'une fillette à Gaillard (Haute-Savoie) a été placé sous statut de témoin assisté et remis en liberté mercredi, a indiqué le parquet de Thonon-les-Bains confirmant une information de France Bleu Pays de Savoie.

Cet instituteur remplaçant a été présenté mercredi matin devant un juge d'instruction.Outre ses dénégations, une analyse en urgence de l'ADN relevé sur les vêtements et sous-vêtements de la fillette de cinq ans a montré qu'il n'appartenait pas à cet homme.

Le parquet avait requis sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire pour des faits «d'agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans»: un délit puni d'une peine maximale d'emprisonnement de 10 ans.

La mise en examen avait été requise par le parquet

Le statut de témoin assisté est un statut intermédiaire entre celui de mis en examen et celui de simple témoin qui désigne une personne mise en cause dans le cadre d'une instruction mais à qui il n'est pas directement reproché la commission d'une infraction.

Selon des déclarations de la mère qui a signalé les faits au commissariat d'Annemasse (Haute-Savoie) le 29 mai, l'ADN relevé sur les vêtements de la fillette pourrait appartenir à une personne qui s'était occupée d'elle le jour de l'agression, a laissé entendre le procureur, Patrick Steinmetz, qui avait appelé mardi à la «prudence».

«Au regard de la nature et de la gravité des faits dénoncés, dont la réalité a été corroborée par des examens médicaux, des éléments et indices recueillis par les enquêteurs, des investigations qu'il reste à accomplir, de la nécessité de permettre à la personne jusque-là placée en garde à vue de se défendre en ayant un accès complet au dossier d'enquête, ainsi que du retentissement et des conséquences entraînées par la révélation des faits au sein de l'école où se trouve scolarisée l'enfant», le parquet avait décidé d'ouvrir une information judiciaire.