Lyon: Une famille de girafes en bronze attendue au parc de la Tête d'Or

CRÉATION Un sculpteur animalier lyonnais souhaite créer des statues monumentales figuratives en bronze pour le zoo…  

Elisa Frisullo

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Le sculpteur Damien Colcombet souhaite créer des statues monumentales de girafes pour le zoo de Lyon.
Le sculpteur Damien Colcombet souhaite créer des statues monumentales de girafes pour le zoo de Lyon. — Grandeur Nature

Il y a quelques années encore, sa vie était rythmée par les bilans comptables et les audits. Mais aujourd’hui, c’est dans son atelier de sculpture et dans les zoos que Damien Colcombet, ancien directeur financier, passe le plus clair de temps pour donner corps à des statues animalières monumentales.

Sous son impulsion, une ou plusieurs œuvres en bronze de ce type devraient faire leur entrée au parc de la Tête d’Or, rare zoo à ne compter aucune statue animalière. « Au zoo de Saint-Martin la Plaine, dans la Loire, il y en a une. A Montpellier aussi, aux Jardins des plantes également, depuis le 19e siècle. Les enfants et les adultes aiment, après avoir regardé de loin un animal, pouvoir le voir de près, le toucher, comparer sa taille avec la leur. Je me suis dit qu’il était incroyable qu’il n’y ait pas de statue figurative au zoo de la Tête d’Or », explique Damien Colcombet, désormais sculpteur animalier « à temps plein ».

Un budget de 400.000 euros

Convaincu de l’intérêt de son projet, baptisé « Grandeur Nature », ce Lyonnais s’est mis en quête de mécènes pouvant financer la création d’un premier girafon. Il s’est vite attiré le soutien de la Fondation Devenir, qui encourage et aide les personnes porteuses de projets structurants ou en reconversion professionnelle. La mairie de Lyon a également été séduite à l’idée de voir une harde de girafes prendre place sur l’une des pelouses de la Tête d’Or. Mais pour créer cette statue de girafon puis deux statues en bronze de girafes adultes, de 4 m 50 chacune, l’artiste Lyonnais doit réunir 400.000 euros.

« Plusieurs mécènes semblent intéressés. Nous devrions pouvoir financer un girafon, et peut-être un adulte », s’enthousiasme le sculpteur, qui espère avoir réuni la majeure partie des fonds fin 2015 pour être en mesure de livrer les deux premières statues au printemps 2016 au zoo.

Sensibiliser à la sauvegarde des espèces menacées

Le 8 juin, une opération de financement participatif devrait également être lancée à destination du grand public sur la plateforme Arizuka. « Ce sont avant tous des mécènes qui vont pouvoir nous aider à réunir la somme. Mais je voulais associer les Lyonnais à ce projet », ajoute l’artiste, soucieux avec ces œuvres de rendre l’art accessible au plus grand nombre. Et de délivrer un message pédagogique.

Derrière le projet artistique pur, la statue monumentale doit également servir de porte d’entrée pour sensibiliser les promeneurs du parc à la sauvegarde des espèces menacées, démarche dans laquelle est fortement engagé depuis plusieurs années le parc zoologique de Lyon. « Le girafon symbolise bien cette idée de perpétuation de l’espèce, de l’avenir », conclut Damien Colcombet.