Lyon: Le préfet déterminé à lutter contre UberPop

CONTRÔLES Trente-et-une personnes, des chauffeurs UberPop pour l'essentiel, font l'objet de poursuites actuellement dans le département...

Elisa Frisullo

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Illustration de taxis à Lyon
Illustration de taxis à Lyon — C. VILLEMAIN / 20 minutes

Tant que la justice ne s’est pas prononcée sur UberPop, cette application permettant le transport entre particuliers rémunéré, les moyens d’action des autorités sont limités. Mais pas nulles. Le préfet du Rhône Michel Delpuech, qui recevait ce mardi matin les organisations professionnelles des chauffeurs de taxi, a en effet rappelé sa « détermination » à lutter contre l’exercice illégal de cette profession.

Depuis son arrivée en Rhône et Saône, le préfet, qui lors de son passage en Gironde, s’était illustré en prenant le premier arrêté interdisant le service UberPop, a ainsi fait renforcer les contrôles de police ciblés sur cet exercice illégal.

Les contrevenants risquent un an de prison et 15.000 euros d’amende

« Il a demandé au préfet délégué pour la Défense et la Sécurité d’organiser, en lien avec le parquet, une réunion spécifique du Comité opérationnel départemental anti-fraude afin de renforcer l’action coordonnée des services de l’Etat (police, douane, services fiscaux) », indique ce mardi la préfecture du Rhône.

Selon les autorités, 31 personnes ont fait ou font l’objet de poursuites par la justice suite au renforcement des contrôles. En théorie, un particulier poursuivi pour « exercice illégal de la profession de taxi » s’expose à un an de prison et 15.000 euros d’amende. Mais dans les faits, les chauffeurs UberPOP interpellés ces derniers mois ont été condamnés, à Lyon, à des amendes allant de 500 à 1.500 euros.

Des chauffeurs de taxi très remontés contre UberPop

Après la décision de la Cour de Cassation attendue le 30 juin, le préfet s’est engagé à examiner les mesures susceptibles d’être déployées pour renforcer l’action des pouvoirs publics sur cette question. Des actions vivement attendues par les chauffeurs de taxi, très remontés depuis la création du service UberPop en 2014.

« Les chauffeurs n’en peuvent plus. Ils payent leurs charges, respectent la loi et on laisse des particuliers faire le taxi sans aucune déclaration en préfecture et sans aucune autorisation professionnelle. Nous demandons juste l’application de la loi. Il faut que tous les services de police soient informés de la loi et renforcent leur contrôle, et non plus seulement la Brigade des professions réglementées », avait confié à 20 minutes Youcef Metnani, secrétaire général de la CGT Taxis du Rhône, le 15 avril dernier.

Selon le syndicat, environ 300 chauffeurs UberPop sillonnent la métropole lyonnaise chaque soir.