Lyon: Six ans après, l’oiseau rare Elvis Perkins embarque au Sonic

MUSIQUE L’artiste folk américain est de retour sur une péniche lyonnaise ce mercredi (20h30) pour présenter son troisième album « I'Aubade »…

Jérémy Laugier

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Le musicien de 39 ans a eu besoin de six années avant de sortir le successeur de «In Dearland».
Le musicien de 39 ans a eu besoin de six années avant de sortir le successeur de «In Dearland». — Huger Foote

La France l’avait perdu de vue depuis six longues années. Elvis Perkins vient enfin de publier en février son troisième album I Aubade, qu’il présentera au Sonic (5e) ce mercredi (20h30, 18 euros).

« Vous savez, les gens sont obsédés par le temps. J’ai eu besoin d’un long moment pour comprendre comment travailler seul en tant que producteur et ingénieur du son. Personne n’était derrière moi pour me pousser », confie l’artiste américain, découvert en 2007 avec Ash Wednesday et sa folk dépouillée.

Un habitué des péniches lyonnaises

C’est le tragique décès de sa mère, à bord d’un des avions détruits le 11 septembre 2001, qui a inspiré ce premier opus. Deux ans plus tard, il s’est entouré de cuivres pour signer le flamboyant In Dearland, suivi d’un superbe concert à la Marquise. « C’était une soirée fantastique », se souvient le mystérieux musicien de 39 ans, qui s’apprête donc à découvrir une nouvelle péniche lyonnaise.

Et c’est peu dire que cet oiseau rare est plus inspiré que jamais. « Pour I Aubade, je me suis laissé guider par l’ordre et le chaos du cosmos. Cet album est ma plus sauvage et honnête conception de l’univers », assure Elvis Perkins.