Rhône: Bientôt un nouveau cabaret, qui entend dépoussiérer le genre

DIVERTISSEMENT Cette salle de spectacle de 1.200 mètres carrés doit ouvrir le 24 septembre à Anse...

Caroline Girardon

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Lyon, le 13 mai 2015
Un cabaret moderne, le premier du genre en France, baptisé Voulez-Vous Grand Lyon, ouvrira ses portes au mois de septembre 2015 à Anse à proximité de Lyon.
Lyon, le 13 mai 2015 Un cabaret moderne, le premier du genre en France, baptisé Voulez-Vous Grand Lyon, ouvrira ses portes au mois de septembre 2015 à Anse à proximité de Lyon. —

Dans moins de quatre mois, ils donneront leurs premières représentations devant le public lyonnais. En attendant, ils répètent sans relâche sur une scène tout juste posée au milieu d’une immense salle… ou plutôt d’un entrepôt, pour l’instant.

Cette salle, baptisée Voulez-Vous Grand Lyon et située à Anse, deviendra le 24 septembre, le premier cabaret nouvelle génération du département. Le premier du genre en France tout simplement, à en croire les propriétaires. Grande de 1.200 mètres carrés, elle pourra accueillir chaque soir 350 spectateurs assis.

Pas de French cancan

« Les spectacles proposés seront interactifs. Ils se baseront sur l’utilisation de nouvelles technologies comme la vidéo en trois dimensions qui fera partie intégrante dans la mise en scène », dévoile Laurent Descaves, l’homme à l’origine du projet qui a confié la partie vidéo à Damien Fontaine, un habitué de la Fête des Lumières, régulièrement récompensé par les votes du public.

« Ici, il n’y aura pas de French cancan, prévient-il. Cela n’aurait pas de sens ». Terminé les plumes, le strass, les paillettes et les levées de jambes jusqu’à l’oreille, le public devra s’attendre à un « spectacle assez schizophrénique. »

« Le genre cabaret n’a guère évolué. Il est même usé jusqu’à la corde. En proposant du cabaret moderne, on fait appel aux outils techniques actuels et aux savoir-faire des artistes d’aujourd’hui, poursuit Laurent Descaves. En venant dans la région lyonnaise, on souhaite marquer la différence avec les salles parisiennes. D’autant qu’ici, les spectacles d’image et de lumière, c’est culturel ! ».

« C’est un vrai challenge, reconnaît Sophie Castelle, capitaine de troupe, comptant sept années de Music-hall sur son CV. Cela change de ce que l’on fait habituellement. Il faut reprendre plein de points. Mais on retrouve une technique ; une raison pour laquelle on voulait faire ce métier. »

Le pari est osé sachant que d’autres troupes y ont déjà laissé quelques plumes. Mais l’équipe est confiante, forte de son expérience à Orléans, où le spectacle a tourné pendant trois ans, attirant 30 000 spectateurs. « Plus d’un millier de réservations ont été enregistrées, conclut Philippe Hadef, chargé de la communication. Nous sommes déjà en contact avec plus de 220 comités d’entreprise. »