ASSE: «J'ai un petit goût amer», reconnaît Christophe Galtier

FOOTBALL L’entraîneur stéphanois a dressé le bilan de la saison samedi suite au succès (2-1) face à Guingamp, qui n’a pas permis aux Verts de dépasser Marseille ou Monaco lors de la dernière journée de L1…

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Christophe Galtier estime qu'il va falloir «rafraîchir l'effectif» cet été.
Christophe Galtier estime qu'il va falloir «rafraîchir l'effectif» cet été. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

La fête espérée par le Chaudron a en partie été gâchée samedi. L’ASSE a beau avoir fait le boulot (2-1) face à Guingamp, les victoires de Marseille et Monaco ont plombé les espoirs des Verts de devancer l’un de ces gros morceaux du championnat pour la troisième ou la quatrième place. Suite à cette déception, Christophe Galtier livre un bilan sans concession de la saison stéphanoise, tout en se projetant déjà sur la prochaine.

Quel sentiment prédomine ce soir ?

Evidemment que c’est une très belle saison, et même une saison exceptionnelle. Et ce malgré le parcours européen qui a été un gros boulet qu’il a fallu traîner toute l’année. Mais j’ai quand même un petit goût amer. Il est lié à la défaite (1-0) à Bastia en plein sprint final. En l’emportant là-bas, on serait peut-être autre part ce soir. Je crois qu’on est passé très près…

Quelle a été la période la plus dommageable vous ayant coûté la troisième place ?

L’Europe et la CAN, ça ne va pas ensemble. Si on a perdu des points, c’est bien quand nos joueurs étaient absents pour la CAN (Gradel, Diomandé, Pogba). Ces départs ont affaibli l’équipe en janvier et février, tout comme la grave blessure de Renaud Cohade. C’est quelque chose à retenir pour le futur car ça me reste en travers de la gorge.

Que vous inspire cette cinquième place synonyme de deux tours préliminaires avant d’éventuellement rejoindre les poules de Ligue Europa ?

L’ASSE va se préparer pour une saison sûrement longue. Il faudra être bon dans la gestion de l’effectif à l’entame de la saison, dans la gestion de ceux qui vont partir et de ceux qui vont nous rejoindre.

Doit-on s’attendre à un chantier dans le secteur offensif cet été, notamment en raison du probable départ de Max-Alain Gradel ?

Pour qu’il parte, il faudra que des clubs mettent l’argent que Saint-Etienne va réclamer. Mais oui, l’attaque va évidemment être un chantier. Mais c’est tout l’effectif qui va être un chantier.

Peut-on imaginer que ce groupe, que vous avez peu à peu construit depuis cinq ans, arrive en fin de cycle ?

Non, les cadres sont les cadres. Il y a quelques années, l’ASSE avait investi sur de jeunes joueurs talentueux. Ce n’était pas une erreur d’investir sur des garçons comme Blaise Matuidi, Kévin Mirallas ou Dimitri Payet. Mais il faut des cadres pour faire éclore des talents. Pour gérer un vestiaire, il faut toujours des joueurs d’expérience. Il va certes falloir rafraîchir l’effectif mais on ne peut pas passer du tout au rien.

Êtes-vous fier d’entraîner cette équipe ?

J’ai été très heureux de diriger cet effectif-là. J’ai fait beaucoup de malheureux et de mécontents. Il y a eu des moments tendus. Mais on est arrivé à faire en sorte que les joueurs ne pensent qu’à l’équipe. S’il y a une réussite personnelle, c’est celle-là.

Quel souvenir de cette saison vous vient spontanément en tête ?

Je vais vous surprendre (sourire). C’est la série de tirs au but contre nos amis turcs (Karabükspor en barrage de Ligue Europa en août) et les arrêts de Stéphane Ruffier. S’il n’y avait pas eu ça, il n’y aurait pas eu cette saison-là.