Lyon: «Les enfants se sont adaptés» aux activités périscolaires

ÉDUCATION Le système mis en place semble avoir trouvé son rythme de croisière. Reportage dans deux écoles...

Caroline Girardon
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A l'école Aristide Briand de Lyon, les élèves réalisent une fresque participative lors des activités périscolaires du vendredi après-midi.
A l'école Aristide Briand de Lyon, les élèves réalisent une fresque participative lors des activités périscolaires du vendredi après-midi. — Caroline Girardon/20 Minutes

Masque sur le nez, Ibtissem trépigne d’impatience, agitant ses mains revêtues de gants en latex pour manifester sa présence. Car vendredi après-midi, Raphaël Theisse, artiste indépendant a investi une partie de la cour d’école Aristide Briand (Lyon 7ème). L’établissement a fait appel à lui pour animer l’un des ateliers périscolaires : réaliser une fresque participative sur l’un des murs de l’enceinte.

« Il y aura des personnages rigolos : un ours, un lapin et un oiseau. On rajoute aussi le mot "ensemble". J’ai commencé à tracer les lettres à la bombe devant eux sans être allé au bout car le but est qu’ils essaient de deviner la suite, explique l’artiste. Cela a l’air de leur plaire. »

Ce n’est pas Ibtissem qui dira le contraire. La fillette, âgée de 6 ans et demi, demande à pouvoir faire un deuxième tour. « C’est la première fois que je colorie avec une bombe, rigole-t-elle. Je suis très contente même si j’aurais préféré qu’on dessine un arc-en-ciel plutôt qu’un ours. »

« On a évité le foot depuis le début »

« Pour moi aussi, c’est la première fois que je fais des graffitis. J’en avais jamais vu… sauf dans les films de James Bond ! », confie Oxana, 6 ans, ravie d’être autorisée à dessiner sur les murs de l’école.

« En ce moment, les enfants alternent entre trois ateliers. On propose des projets scientifiques, des réflexions sur les jeux de mot mais aussi du sport, comme le base-ball. On a réussi à éviter le foot depuis le début », sourit Louise Chapaud, directrice des activités périscolaires, qui travaille également pour le centre social de Gerland.

Dans cette école, située dans un quartier prioritaire de la politique, les choses n’ont pourtant pas été faciles à mettre en place. 298 enfants ont été inscrits pour les activités du vendredi sur 570 écoliers.

« Au début, les activités proposées étaient moins attrayantes, reconnaît Louise Chapaud. La priorité était de gérer les listes, de faire en sorte qu’elles soient claires afin d’éviter tout débordement. On se devait de sécuriser les temps d’accueil. Mais depuis le mois de janvier, les choses se sont vraiment simplifiées. »

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Même son de cloche du côté de l’école Marcel Pagnol où 356 des 542 enfants sont inscrits aux activités. « On a ajusté les choses au fil des mois, raconte Marie-Noëlle Lechalupe, directrice du périscolaire. On a des équipes d’animateurs stables. C’était ma principale exigence car il est préférable que les enfants aient les mêmes référents. »

« Aujourd’hui, ils se sont parfaitement adaptés au rythme. Pour preuve : dès le lundi, ils demandent quand arrive vendredi pour continuer les activités. »

Aujourd’hui, 64 % des écoliers de la ville de Lyon, sont inscrits pour activités périscolaires. Soit plus de 23.000 élèves. Aujourd’hui, 52,3 % des animateurs sont titulaires du BAFA alors qu’en début d’année, moins d’un sur deux ne l’avait.