Villeurbanne: La mairie n'équipera pas ses policiers d'armes à feu

SECURITE Les agents seront en revanche, dotés de Taser...

Caroline Girardon

— 

Villeurbanne, le 20 Mai 2015
Après concertation, la mairie de Villeurbanne a décidé de ne pas doter ses agents municipaux d'armes à feux. A la place, ils seront équipés de taser.
Villeurbanne, le 20 Mai 2015 Après concertation, la mairie de Villeurbanne a décidé de ne pas doter ses agents municipaux d'armes à feux. A la place, ils seront équipés de taser. —

La demande était forte mais la mairie n’a pas cédé. Depuis les attentats de Charlie Hebdo en janvier dernier, les policiers municipaux de Villeurbanne, comme ceux de Lyon, réclamaient d’être dotés d’armes à feu.

La mairie villeurbannaise a tranché : la réponse est non. La décision a été prise après une concertation de deux mois et demi au cours de laquelle des villes ayant fait le choix des armes ont été consultées ainsi que des psychologues et sociologues.

A la place, Villeurbanne équipera ses agents de Taser (pistolet à impulsion électrique) et créera une brigade de soirée, déployée du lundi au samedi. « La concertation a permis de révéler que les missions effectuées par les policiers municipaux ne nécessitaient pas d’avoir des armes à feu », explique Didier Vuillerme, adjoint en charge de la sécurité.

« La police municipale est une police de proximité »

« Les attentats de janvier relèvent de l’exceptionnel. Sans oublier ce qui s’est passé, on ne peut pas dire que les missions de la police municipale couvrent au quotidien des événements exceptionnels comme ceux-là, estime Nathalie Chaptal, directrice du service Prévention, médiation, sécurité à Villeurbanne. D’autant que les agents ne travaillent pas seuls. En cas de difficulté, ils peuvent appeler en renfort la police nationale. »

« La police municipale est une police de proximité. Elle n’a pas vocation à remplacer la police municipale », appuie Lionel Michaudon, directeur de la Police municipale.

Pour Didier Vuillerme, le choix du Taser est une évidence. « Il se voit facilement. Quand il est allumé, un pointeur rouge s’affiche sur les personnes visées. Ce qui peut faire facilement reculer les gens. De plus, il est doté d’une caméra qui filme et enregistre la scène. C’est un outil suffisamment dissuasif », justifie-t-il rappelant que les agents municipaux étaient déjà dotés depuis un an et demi de Flash-Ball. Une arme qu’ils n’ont jamais utilisée.