Saint-Etienne: «Pour le podium de Ligue 1, nous ne maîtrisons pas notre destin», constate Christophe Galtier

FOOTBALL Deux victoires lors des deux dernières journées se suffiront pas forcément à l'ASSE pour finir troisième du championnat...  

N.S. avec AFP

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L'entraîneur de Saint-Etienne Christophe Galtier lors du match de Ligue 1 à Toulouse, le 28 février 2015.
L'entraîneur de Saint-Etienne Christophe Galtier lors du match de Ligue 1 à Toulouse, le 28 février 2015. — F. Lancelot / Sipa

Combatif mais réaliste. L’entraîneur de Saint-Etienne Christophe Galtier sait bien qu’il doit compter sur des faux pas de Monaco et Marseille pour que son équipe accroche la troisième place de Ligue 1, synonyme de barrage pour la Ligue des champions. En revanche, déloger l’OM du quatrième rang semble beaucoup plus jouable pour l’ASSE, à égalité de points avec la formation phocéenne avant son déplacement samedi à Annecy, chez une formation d’Evian-Thonon-Gaillard au plus mal.

La victoire de Marseille sur Monaco, dimanche, a-t-elle rebattu les cartes dans la lutte pour le podium ?

Pour la quatrième place, si Marseille ne l’avait pas emporté, nous serions devant au classement et aurions notre destin entre nos mains, mais cela aurait été compliqué d’aller chercher le troisième rang. Même avec un calendrier défavorable, notamment par rapport à Monaco, la troisième place est à deux longueurs.

En étant très lucide, je ne vois pas Monaco s’effondrer comme cela. Pour le podium, nous ne maîtrisons pas notre destin. Nous pouvons gagner nos deux derniers matches (à Annecy contre Evian puis face à Guingamp à domicile). Mais si Monaco et Marseille remportent aussi leurs rencontres, nous serons cinquièmes. C’est comme ça.

L’an dernier, vous aviez fini à deux points du podium. Est-ce que ce serait aussi cruel cette année ?

A partir d’un moment, on termine là où l’on mérite de finir. Nous sommes toujours en course pour la troisième place. Nous ferons tout pour y accéder mais Monaco ou Marseille mériteraient sur leur saison de figurer sur le podium. Toutefois, nous ne sommes pas en vacances. Il y a aussi des enjeux financiers pour finir quatrième.

Comment abordez-vous cette rencontre face à Evian-Thonon-Gaillard, en situation alarmante pour le maintien ?

Cela se joue souvent dans les confrontations directes, aussi bien pour le maintien que pour les places d’honneur. Or, malheureusement pour l’ETG, il a reçu Bastia et Reims, des concurrents directs contre lesquels cette équipe n’a pas pris de points. Elle est toujours en vie. Il lui faut à tout prix une victoire pour espérer mais elle est comme nous, elle n’a pas son destin entre ses mains.

Considérez-vous cette rencontre comme un match de coupe ?

Si vous considérez qu’Evian est condamné, vous considérez donc que Bordeaux, sixième, ne peut pas nous rattraper ? Mais l’ETG n’est pas condamné. Malheur au vaincu. Si nous gagnons, nous serons très heureux et nous aurons l’occasion de jouer la semaine suivante un dernier match peut-être très excitant avec un enjeu important.

Mais si l’ETG ne gagne pas, il est relégué mais cela n’engendre pas de notre part une préparation similaire à celle précédent un match de coupe de France. Je n’ai rien inventé pour dire que la pression est sur Evian, dont j’apprécie l’entraîneur (Pascal Dupraz). Mais, lui comme moi, on laissera l’affect de côté.