Pro A: L'entraîneur de l'Asvel JD Jackson est «plus sûr de lui» qu'au Mans

BASKET Le coach villeurbannais est de retour ce mardi (20h) au Mans où il a passé 15 ans, en tant que joueur, adjoint de Vincent Collet puis entraîneur principal. Son ancien assistant Alexandre Ménard le décrypte...

Jérémy Laugier

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JD Jackson a été l'entraîneur principal du Mans de 2008 à 2014.
JD Jackson a été l'entraîneur principal du Mans de 2008 à 2014. — JEAN FRANCOIS MONIER - AFP

Il va revenir ce mardi (20h) dans sa salle d'Antarès, quasiment un an jour pour jour après son dernier match sur le banc du Mans, le 13 mai 2014. A 46 ans, JD Jackson a passé 15 saisons au MSB, dont six en tant qu'entraîneur principal, de 2008 à 2014.

Assistant de l'actuel entraîneur de l'Asvel (6e de Pro A) durant toute cette période, Alexandre Ménard a remporté à ses côtés une Coupe de France, une Semaine des As et une Leaders Cup, tout en participant à deux finales du championnat de France (2010 et 2012).

«JD a gardé ce vocabulaire de joueur que certains coachs n'ont pas»

«JD a conservé la niaque qu'il avait en tant que joueur, confie-t-il. Sur le terrain, il était malin, adroit, altruiste et il savait parfois être méchant. Il a gardé ce vocabulaire de joueur assez imagé que certains coachs n'ont pas. Ça le rend plus crédible et proche de son groupe.»

Alexandre Ménard garde en tête une autre qualité majeure de JD Jackson, qui a également qualifié deux fois le MSB pour le Last 16 de l'Eurocup: «Il sent les choses et il sait synthétiser son message. Il a toujours préféré fixer deux ou trois objectifs clairs à ses joueurs que cinq ou six plus flous.»

L'actuel assistant d'Erman Kunter dans la Sarthe garde un œil attentif sur l'évolution du technicien franco-canadien, qui s'est engagé avec l'Asvel en décembre dernier. «Quitter le confort qu'il avait au Mans lui a permis de grandir encore. Je sens chez lui une forme de sérénité qu'il avait moins avant. Il est plus sûr de lui qu'au Mans», assure Alexandre Ménard.

Des retrouvailles entre l'élève JD Jackson et le maître Vincent Collet?

«On peut sentir l'héritage de Vincent Collet [pour qui JD Jackson a été joueur puis adjoint au Mans], notamment dans son approche des matchs», souligne aussi l'assistant, qui s'amuserait de «retrouvailles en play-offs entre l'élève et le maître». Des play-offs que les Villeurbannais ne seront certains de disputer qu'en remportant un de leurs deux derniers matchs de saison régulière, au Mans ce mardi ou face à Paris-Levallois samedi.

«Je vois l'Asvel aller loin. Ce sera déjà un match de play-offs sous haute tension ce mardi [Le Mans est 7e]», annonce-t-il, en rappelant que ce premier retour à Antarès sur le banc visiteur sera forcément spécial pour le coach villeurbannais, premier ex-joueur sarthois (de 1999 à 2006) à avoir vu son maillot retiré dans la salle.

Au Mans, un Jackson peut en cacher un autre puisque le fils cadet de JD, Liam (16 ans), est au centre de formation. «C'est un arrière talentueux et plein de malice, comme son père en fait», sourit Alexandre Ménard.