Lyon: Valls souhaite «une autre solution» que le plan social chez Renault Trucks

ECONOMIE Le constructeur de poids lourds prévoit de supprimer plus de 500 postes à Vénissieux et Saint-Priest...

Elisa Frisullo

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Le 11 mai 2015. Des centaines de salariés de Renault Trucks  se sont réunis ce lundi matin sur le site de Renault Trucks, à Saint-Priest, où se tenait le premier CEE consacré au plan social. AFP  PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Le 11 mai 2015. Des centaines de salariés de Renault Trucks se sont réunis ce lundi matin sur le site de Renault Trucks, à Saint-Priest, où se tenait le premier CEE consacré au plan social. AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP

Le gouvernement et les collectivités locales vont-ils parvenir à éviter un nouveau plan social chez Renault Trucks? Le Premier ministre Manuel Valls, en déplacement à Lyon ce lundi, jour d'un comité d'entreprise extraordinaire chez Renault Trucks, a en tout cas  affirmé qu'il fallait «trouver une autre solution» au plan social annoncé chez le constructeur de poids lourds (groupe Volvo), qui prévoit 512 suppressions nettes de postes dans la métropole lyonnaise.

«On ne peut pas accepter le plan qui nous a été présenté. Nous suivons très attentivement cette situation avec (le maire de Lyon) Gérard Collomb, (le président de la Région) Jean-Jack Queyranne et (le ministre de l'Economie) Emmanuel Macron en nous disant qu'il faut aujourd'hui trouver une autre solution», a déclaré Manuel Valls en marge de la signature du contrat de plan Etat-Région.

Deuxième plan social en un an

Le chef du gouvernement s'exprimait alors qu'une réunion extraordinaire du comité central d'entreprise de Renault Trucks était en cours à Saint-Priest pour présenter les détails du plan social annoncé le 28 avril, le deuxième en un an.

Le projet prévoit la suppression de 591 postes et la création de 79 autres, soit une perte nette de 512 emplois, principalement dans les services administratifs de l'organisation commerciale de Renault Trucks à Saint-Priest et Vénissieux.

Ventes et bénéfice net en forte hausse

En mars 2014, le groupe avait déjà annoncé 508 suppressions d'emplois en France, dont 319 dans son fief historique de l'agglomération lyonnaise, sans licenciement sec au final.

Ce nouveau plan passe d'autant plus mal auprès du personnel et des syndicats que les finances de Volvo s'améliorent: après des années difficiles en 2012 et 2013, son bénéfice net a presque quadruplé au premier trimestre à 457 millions d'euros, avec des ventes en hausse de 14% (dont +35% pour celles du seul Renault Trucks).