Lyon: Les virus très dangereux seront encore mieux surveillés

SANTE L'extension du centre d'étude de virus dangereux, P4 Inserm/Jean-Mérieux, doit être inaugurée, lundi, par le Premier ministre, Manuel Valls...

G.D. avec AFP

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Le virus Ebola. Crédit: Frederick Murphy/CDC via AP
Le virus Ebola. Crédit: Frederick Murphy/CDC via AP — Frederick Murphy/AP/SIPA

Il est le premier centre européen d'étude des virus les plus dangereux, comme Ebola. L'extension du P4 Inserm/Jean-Mérieux, bunker ultra-sécurisé au centre de Lyon, doit être inaugurée, lundi, par le Premier ministre Manuel Valls.

Haute sécurité biologique

L'investissement, d'un montant de 11 millions d'euros consacre l'unité lyonnaise, situé dans le parc scientifique biopôle de Gerland, comme le « plus grand laboratoire européen de haute sécurité biologique », se félicite l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il va permettre de «séparer les activités de recherche et de diagnostic», d'«abriter une animalerie» et d'«accroître les capacités d'expérimentation et de formation».

Créé par Charles Meyrieux

Mis en service en octobre 2000, ce laboratoire ultra-sécurisé abritant des agents pathogènes de classe 4 (les plus virulents comme ceux d'Ebola, Marburg ou Nipah), est né de la volonté de Charles Mérieux, décédé en 2001, qui l'a financé à hauteur de 50 millions de francs via la fondation de son empire pharmaceutique.

 

«Il voulait que ce soit un lieu où on développe des programmes pour aider les pays en voie de développement où sévissent ces maladies, rappelle le directeur du P4, Hervé Raoul, à l'AFP. Il pensait que nos pays du Nord pouvaient un jour être confrontés à ces maladies pathogènes et avoir besoin de ces infrastructures, ce qui est le cas aujourd'hui».

Unique au monde dans son organisation

Depuis janvier 2004, la Fondation Mérieux a transféré la gestion du P4 à l'Inserm qui l'a ouvert à «l'ensemble de la communauté scientifique», explique le directeur pour qui cela le rend «unique au monde dans son organisation». A ce jour, il existe seulement une vingtaine de laboratoires P4 civils dans le monde, notamment aux Etats-Unis et en Europe.