Affaire Iacono: L'ex-maire de Vence, acquitté à Lyon, porte plainte contre des experts médicaux

JUSTICE Christian Iacono estime que les conclusions de certaines expertises médicales ont orienté le dossier sur une fausse piste...

E.F. avec AFP
— 
LYON, le 17/03/2015 Christian IACONO, ancien maire de Vence, lors de son troisieme proces pour le viol de son petit fils.Fabrice Elsner/SIPA
LYON, le 17/03/2015 Christian IACONO, ancien maire de Vence, lors de son troisieme proces pour le viol de son petit fils.Fabrice Elsner/SIPA — SIPA

Un mois et demi après avoir été acquitté en révision devant la Cour d'assises du Rhône, Christian Iacono passe à l'offensive. Dans une interview accordée à l'hebdomadaire Lyon Capitale, l'ex-maire de Vence, 80 ans, accusé pendant onze ans de viols par son petit-fils, qui s'était finalement rétracté en 2011, a annoncé avoir déposé plainte contre les médecins qui ont «d'emblée orienté le dossier» lors des expertises menées dans le cadre de cette affaire.

«J'ai porté plainte auprès du Conseil national de l'ordre des médecins contre les médecins de Reims, dont les conclusions péremptoires et fortement critiquables ont d'emblée orienté le dossier sur une fausse piste», déclare Christian Iacono, dans une interview croisée avec son petit-fils Gabriel, 24 ans.

Une saga judiciaire de 15 ans

En 2000, son petit-fils Gabriel, alors âgé de 9 ans, avait accusé son grand-père de sévices sexuels et viols, censés s'être produits dans la villa du grand-père entre 1996 et 1998 à Vence. Des accusations qu'il avait maintenues de façon constante jusqu'à sa rétractation début mai 2011.

Les expertises avaient conclu au viol

Après deux condamnations à 9 ans de prison en 2009 et 2011, Christian Iacono avait alors saisi la cour de révision et obtenu en 2014 l'annulation de sa condamnation, entraînant un troisième procès à Lyon.

Lors de ce procès, la défense de Christian Iacono a vivement critiqué les expertises des médecins de Reims - ville où résidait l'enfant - qui avaient immédiatement conclu au viol, alors que d'autres expertises ultérieures ont estimé qu'il n'y avait pas de preuves formelles.

«Quand j'ai examiné le dossier médical, j'ai vu que le médecin avait fait une erreur sur un diagnostic péremptoire et sur des éléments qui n'étaient pas suffisants pour faire un diagnostic de sodomie», affirme encore le grand-père, lui-même médecin. Il dit aussi avoir «complètement pardonné» à Gabriel.