Rhône: Les expulsés des bidonvilles hébergés à Décines

SOCIAL Prises en charge par le diocèse de Lyon, près de 160 personnes seront accueillies dans un local artisanal pour un mois...

C.G.

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Lyon, le 28 aout 2012, évacuation d'un camp de Roms dans le quartier de Parilly, a St-Priest (Illustration). 
CYRIL VILLEMAIN / 20 MINUTES
Lyon, le 28 aout 2012, évacuation d'un camp de Roms dans le quartier de Parilly, a St-Priest (Illustration). CYRIL VILLEMAIN / 20 MINUTES — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Elles ont rassemblé ce mardi matin leurs maigres affaires pour quitter le gymnase de l'école des Maristes, mis à leur disposition par le diocèse de Lyon. Près de 160 personnes ont été transférées mardi dans un local privé artisanal de Décines, aménagé pour l'occasion.

Il s'agit pour la plupart des familles qui occupaient un bâtiment désaffecté de l'armée situé boulevard Yves Farge à Lyon, et qui ont été délogées par les forces de l'ordre la semaine dernière. Mais pas seulement. «D'autres familles expulsées du squat Bron deux jours plus tard, sont venues nous rejoindre», indique le père Bruno-Marie Duffé, vicaire épiscopal chargé des questions familiales, sanitaires et sociales.

L'Eglise vole au secours des expulsés de squats et bidonvilles

Elles resteront un mois dans ce bâtiment, loué au diocèse par un particulier. Par ailleurs, le MRAP, le mouvement contre le racisme et pour l'amitié des peuples a indiqué qu'une centaine de ces personnes assignaient le préfet au tribunal administratif.

Il s'agit «des familles roumaines qui vivaient dans les bidonvilles du quai d’Herbouville et de Bron» qui réclament une «solution provisoire d’hébergement» et des «familles Albanaises et Kosovares qui vivaient dans le bâtiment de la rue Yves Farges» à savoir des demandeurs d'asiles

Concernant ces derniers, «la directive accueil oblige la France à offrir des conditions d’accueil dignes aux demandeurs d’asile en attente d’une réponse de l’OFPRA», indique l'association.