Hausse de l'emploi, précaire, des jeunes

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L'insertion professionnelle des moins de 25 ans s'améliore à la mission locale de Lyon. Mais leur précarité s'enlise. L'an dernier, cette structure, qui a pour but de faciliter l'entrée dans la vie active des jeunes sortis du système scolaire, notamment sans qualification, a suivi 7 800 personnes âgées de 16 ans à 25 ans. Parmi eux, 3 408 ont obtenu un emploi au cours de l'année, une formation ou un con­trat en alternance, soit une progression globale de 38 % par rapport à 2005. « La part de formation qualifiante a ainsi augmenté de 31 % - avec 1 135 jeunes qui ont pu en bénéficier dans des métiers porteurs, comme les services à la personne, le transport ou le bâtiment - et la part de l'emploi de 45 % », se réjouit Louis Pelaez, adjoint PS au maire de Lyon, délégué à la Jeunesse.

Parmi les personnes accueillies par la mission, sans qualification dans 58 % des cas, 2 273 sont ainsi parvenues à décrocher un contrat. Des CDD et des missions d'intérim dans 63 % des cas et des CDI pour seulement 17 % d'entre eux, le reste obtenant des contrats professionnels ou d'apprentissage. « Je regrette que les solutions trouvées soient trop précaires, mais il s'agit là de la responsabilité des politiques nationales », déplore Louis Pelaez, rappelant les difficultés rencontrées par ces 16-25 ans pour accéder à l'autonomie, même avec un emploi. Dans 80 % des cas, les jeunes suivis par la mission lyonnaise n'ont pas de moyens de locomotion et 74 % pas de permis. Plus de la moitié vivent chez leurs parents, 28 % seuls et 18 % en logement précaire.