Des salariés de Renault Trucks s'attaquent à l'amiante

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Des salariés des usines Renault Trucks (ex-RVI) de Vénissieux et Saint-Priest, ainsi que des employés d'Iveco à Annonay, ont demandé hier au tribunal administratif de Lyon le classement de ces unités en « site amiante ».

Regroupés en association, ils réclament l'annulation d'une décision du ministère de l'Emploi de ­février 2005, qui avait refusé cette inscription aux anciens établissements Renault Véhicules Indus­triels. Ce classement ouvrirait le droit à 1 500 salariés exposés à l'amiante de partir à la retraite dès 50 ans avec 60 % de leur salaire. Selon Sylvie Topaloff, avocate de l'association Aper (Prévenir et réparer), les sites ne produisaient pas d'amiante, mais les salariés devaient en utiliser pour l'isolation calorifuge des bus. « L'exposition à la poussière d'amiante était visible à l'oeil nu », a-t-elle indiqué lors de l'audience. Le commissaire du gouvernement a soutenu la demande d'inscription du site d'Annonay (Ardèche), mais a donné un avis négatif pour ceux de Vénissieux et Saint-Priest. La décision est attendue d'ici à trois semaines.