VIDEO. PSG-ASSE: Les quatre derniers bons souvenirs stéphanois au Parc des Princes

FOOTBALL Les déplacements dans la capitale n'ont pas toujours été aussi douloureux pour les Verts que le 5-0 subi en août dernier. Retour sur quatre belles performances depuis 2005...

Jérémy Laugier

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Le 3 novembre 2012, Pierre-Emerick Aubameyang avait été le principal artisan du succès stéphanois (1-2) dans l'antre du PSG de Sakho et Thiago Silva.
Le 3 novembre 2012, Pierre-Emerick Aubameyang avait été le principal artisan du succès stéphanois (1-2) dans l'antre du PSG de Sakho et Thiago Silva. — ALEXIS REAU/SIPA

Les motifs d'espoir existent. Les hommes de Christophe Galtier ont beau avoir perdu lors de leurs cinq derniers affrontements face au PSG, le Parc des Princes ne leur réussit pas si mal. Depuis dix ans, l'ASSE a tout de même réussi à ne pas s'incliner dans l'enceinte de la capitale à quatre reprises, avec deux victoires à la clé. Retour sur ces performances avant le choc de ce mercredi (21h) en demi-finale de Coupe de France, du ciseau acrobatique d'Ilan en 2006 à l'entrée en jeu tonitruante d'Aubameyang en 2012.

Un exploit dans le sillage d'Aubameyang

Voilà la victoire référence de la bande à Christophe Galtier au Parc des Princes. A des années-lumière du 5-0 d'août dernier que Fabien Lemoine a qualifié de «viol» dans son interview à 20 Minutes, l'ASSE déjoue parfaitement (1-2) l'armada parisienne des Thiago Silva, Verratti, Matuidi, Pastore et Ibrahimovic ce 3 novembre 2012. Diminué physiquement, Pierre-Emerick Aubameyang change le cours du match dès son entrée en jeu à la 52e minute. L'actuel attaquant du Borussia Dortmund est ainsi impliqué sur le but contre son camp de Mamadou Sakho (0-1, 55e). L'image du jour, entrée dans la légende des PSG-ASSE, reste le «high kick» de Zlatan sur Stéphane Ruffier (70e). Muselé et irrité par Bayal Sall jusque-là, le Suédois est logiquement expulsé. Les Verts en profitent pour se mettre à l'abri sur un remarquable contre d'Alejandro Alonso conclu par Aubameyang (0-2, 73e). Encore invaincu cette saison-là, le PSG s'incline donc face à d'épatants Stéphanois, malgré Guillaume Hoarau (1-2, 88e).

Le ciseau d'anthologie d'Ilan

Ilan délivre l'une de ses plus brillantes inspirations sous le maillot stéphanois (de 2006 à 2010) au Parc des Princes. Ce 25 février 2007, alors que Damien Perquis a ouvert le score (0-1, 32e), l'attaquant brésilien profite d'une remise de Bafétimbi Gomis pour se relever le ballon. Dos au but, il bondit alors pour signer un ciseau acrobatique parfait, malgré la présence de Sylvain Armand, ne laissant aucune chance à Mickaël Landreau et à Paris, logiquement battu (0-2, 44e). Ce PSG 2006-2007, qui aligne face aux Verts Mendy, Dramé, Kalou, Diané et Frau, vit une saison galère (15e), conclue à un point de l'ASSE (11e).

Helder Postiga proche du doublé

Avec trois buts en 16 apparitions de L1 sous le maillot vert, Helder Postiga ne laissera pas un souvenir impérissable de son court passage (de janvier à juin 2006) dans le Forez. Ce 4 février 2006, il s'illustre tout de même au Parc des Princes. A 1-1 (ouverture du score de Frédéric Piquionne), l'international portugais manque son centre depuis l'aile gauche. L'improbable trajectoire surprend Jérôme Alonzo, trahi par son poing droit sur cette boulette (1-2, 34e). L'ancien gardien de l'ASSE tient sa revanche en deuxième période sur une tête à bout portant de ce même Helder Postiga. Rejoints (2-2) en fin de partie, les joueurs d'Elie Baup se classent 13es en fin de saison. Et l'attaquant, prêté six mois par le FC Porto, va retourner dans son club. 

Jérémy Clément répond à son futur capitaine Loïc Perrin

Le 10 mai 2008, en pleine course à l'Europe, les Verts de Laurent Roussey (5es au final) sont proches de jouer un mauvais tour (1-1) au PSG (16e), qui va se sauver lors de la dernière journée cette saison-là. Parisien de 2006 à 2011, Jérémy Clément se montre décisif face à son futur club en inscrivant l'un des six buts de sa carrière en L1 (1-1, 60e). Alors milieu de terrain, le capitaine stéphanois Loïc Perrin s'était chargé d'ouvrir le score d'une sacrée mine du pied gauche (44e).