Coupe de France: Christophe Galtier réclame «de l'insouciance» et envisage les tirs au but

FOOTBALL Déjà battu à trois reprises par le PSG sans un seul but inscrit cette saison, l'entraîneur stéphanois ne cache pas la tentation de s'en remettre à Stéphane Ruffier lors d'une nouvelle séance de tirs au but...

Jérémy Laugier

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Christophe Galtier a révélé lundi qu'il ne s'appuierait pas sur une défense à cinq pour la demi-finale de Coupe de France au Parc des Princes. Pierre Minier/Ouest Media/SIPA
Christophe Galtier a révélé lundi qu'il ne s'appuierait pas sur une défense à cinq pour la demi-finale de Coupe de France au Parc des Princes. Pierre Minier/Ouest Media/SIPA — SIPA

«L’avantage en Coupe de France, c’est qu’on peut se qualifier sans marquer. Pour nous, c’est un gros avantage.» Christophe Galtier aborde sans détour l'ampleur de la tâche qui attend l'ASSE mercredi (21h) au Parc des Princes. Car même renforcés par les retours de Romain Hamouma (mollet), Jérémy Clément et Max-Alain Gradel (suspendus à Monaco), les Verts devront réaliser «un exploit» face au PSG pour atteindre la finale de la Coupe de France.

«Nous aurons besoin d’insouciance, de ne pas calculer et de ne pas réfléchir, prévient Christophe Galtier. Il ne faut pas avoir peur de prendre des contres. Il faut jouer, jouer, jouer!» Et ce dans quel système de jeu puisque l'ASSE a fini à cinq défenseurs lors du dernier quart d’heure à Monaco vendredi (1-1)? «La première fois à cinq derrière, c’était lors de la fessée (5-0) en août au Parc des Princes. J’avais été vachement inspiré ce jour-là!», se marre Christophe Galtier.

«Une équipe éliminée mercredi, peut-être à 0h10, à 0h17 ou 0h20…»

Payant dans le derby (1-2) la saison passée à Gerland, ce pari de trois défenseurs centraux avait notamment été renouvelé lors des deux nuls (0-0; 1-1) face à l'Inter Milan en Ligue Europa. «Mais ce n’est pas le système des "gros matchs", se défend Galtier. C’est une réponse tactique à une organisation proposée. Et ce ne sera pas ce schéma-là mercredi.» Il n'empêche que sur une pelouse où le PSG n'a pas concédé le moindre revers cette saison, le coach de l'ASSE (aucun but inscrit en trois rencontres face à Paris) ne tient surtout pas à annoncer de grandes ambitions dans le jeu pour cette demi-finale.

«Il y aura une équipe éliminée mercredi, peut-être à 0h10, à 0h17 ou 0h20…» Une référence à une séance de tirs au but quasiment espérée, deux saisons après celle ayant permis aux Verts de créer la surprise face aux Parisiens dans le Chaudron (0-0; 5 tab à 3). «Notre histoire très récente (qualifications contre Kardemir Karabükspor en Ligue Europa puis en Coupe de France à Tours et à Boulogne en 2014-2015) fait que de manière naturelle, les joueurs travaillent les tirs au but après les séances.» Et si la recette de l'exploit était aussi là?