Procès Iacono: «J'ai déjà eu énormément de mal à dire la vérité, c'est pas pour mentir derrière»

JUSTICE Alors que le verdict est attendu ce mercredi soir à Lyon, Gabriel Iacono qui avait accusé son grand-père de viol avant de se rétracter, s'est confié sur «RTL»...  

Elisa Frisullo
— 
Gabriel Iacono, le 16 mars, le jour de l'ouverture du procès aux assises, le 16 mars 2015.AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Gabriel Iacono, le 16 mars, le jour de l'ouverture du procès aux assises, le 16 mars 2015.AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP

Le verdict doit tomber en fin de journée ce mercredi. Dans quelques heures, Christian Iacono, qui comparait devant les assises du Rhône depuis le 16 mars pour le viol de son petit-fils Gabriel, sera fixé sur son sort après quinze ans de procédure judiciaire. L'ex maire de Vence avait été condamné à neuf ans de réclusion criminelle lors de deux procès et a fait seize mois de prison, avant que Gabriel ne se rétracte en mai 2011.

Partie civile au procès, le garçon de 24 ans a confirmé à la barre «avoir menti» et a de nouveau innocenté son grand-père. Il s'est confié sur RTL ce mercredi matin, au lendemain du réquisitoire de l'avocat général, qui n'a pas requis de peine à l'encontre de Christian Iacono mais reste convaincu de sa culpabilité.

"Mon grand-père reste innocent"

«J'ai déjà eu énormément de mal à dire la vérité, ce n’est pas pour mentir derrière», a déclaré ce matin dans l'émission d'Yves Calvi Gabriel, qui avait évoqué les viols en 2000, à l'âge de 9 ans. Il avait alors donné aux enquêteurs des détails troublants et des expertises avaient conclu que l'enfant avait été victime d'abus sexuels. Dès lors, la machine judiciaire s'était mise en marche.

Le témoignage de Gabriel Iacono aux assises

«Je pense qu'ils ont mal analysé la situation. Maintenant, que voulez-vous que je vous dise? Ce n'est pas moi l'expert. (…) Ils ne peuvent pas revenir sur une expertise, ils ne peuvent pas admettre que mon mensonge les a trompés», a ajouté ce mercredi Gabriel Iacono, soucieux d'être compris et entendu par la justice.

«J'ai eu ce sentiment en entendant l'avocat général hier. Maintenant l'avocat général, ça n'est pas les jurés. Ce n’est pas lui qui va rendre le jugement final (...) On ne veut pas prendre en compte ma rétractation. Maintenant je peux comprendre qu'il y ait des réticences mais bon ça n'empêche que mon grand-père reste innocent».