Bordeaux, 22 avril 2012. - Vote au premier tour de l'election presidentielle du 22 avril 2012. - Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, 22 avril 2012. - Vote au premier tour de l'election presidentielle du 22 avril 2012. - Photo : Sebastien Ortola — SEBASTIEN ORTOLA

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES

Rhône-Alpes : Les départements qui peuvent basculer

La gauche qui détient la moitié des huit départements de la région, pourrait repartir bredouille...

Va-t-on vers un grand chamboulement? Les élections départementales dont le premier tour est prévu dimanche, pourraient permettre de rebattre les cartes en Rhône-Alpes. Les quatre départements tenus par la gauche risquent de basculer.

1. Isère: Les Verts ambitieux, la droite unie

La venue de François Hollande la semaine dernière sur les terres iséroises n'était sans doute pas une coïncidence. Plus d'un observateur y a vu le signe d'une ultime opération de séduction. Car le Président de la République le sait: plus que jamais, le Conseil général de l'Isère, détenu par le PS, pourrait basculer à droite tant la désunion règne à gauche.

Dans la plupart des cantons, les socialistes ont réussi à trouver un accord avec le Parti radical de gauche (PRG) et les communistes. Mais pas avec les écologistes. Boostés par leur victoire à Grenoble, ces derniers ambitionnent de faire coup double. Pour l'occasion, ils ont préféré s'allier au Parti de gauche et aux candidats issus de la société civile.

En face, la droite partira rassemblée. L'UMP, l'UDI et le MoDem ne présenteront qu'une liste, mais ils devront néanmoins se méfier du Front National.

2. Ain: Large coalition à droite

La gauche pourrait avoir toutes les peines du monde à conserver le département de l'Ain, qu'elle avait conquis en 2008, à la surprise générale après 32 ans de règne à droite. La droite revancharde a décidé de partir unie. L'UMP, les centristes et les élus divers droite, qui se sont alliés, partent favoris.

3. Ardèche: Un fief socialiste en danger

Bien qu'il estime pouvoir conserver le département, le Parti socialiste aura fort à faire lors du prochain scrutin car il devra se passer du soutien de dissidents écologistes et du Front de gauche dans de nombreux cantons. Les derniers résultats enregistrés lors des municipales ne sont guère plus rassurants. La ville de Privas dans laquelle se présente Hervé Saulignac, l'actuel président du conseil général de l'Ardèche, était tombée dans l'escarcelle de la droite.

Le Parti socialiste pourrait également être handicapé par la présence du Front national, donné favori dans les cantons de la vallée du Rhône, et par l'alliance établie entre l'UDI et l'UMP.

4.  Drôme: La gauche à la peine

Le scrutin municipal de 2014 avait annoncé la couleur. La quasi-totalité des grosses villes de la Drôme gérées par le Parti socialiste, a viré à droite. Un an après, la situation s'annonce toujours aussi périlleuse pour la gauche qui part divisée. Les Verts et le Front de gauche ont décidé de présenter leurs propres candidats dans la plupart des cantons. En face, l'UMP et l'UDI, persuadés de pouvoir ravir le département, ont présenté des candidats communs.