Lyon: Les "lunettes pour tous" à 10 euros débarquent en avril

ECONOMIE Le concept a été lancé par Paul Morlet, le fondateur de la société Lulu Frenchies...

Caroline Girardon

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Dans le magasin d'optique de Paul Morlet, Lunettes Pour Tous, le 3 octobre 2014. Les vendeur sont équipés d'une tablette numérique pour faciliter la vente dans cette boutique low-cost.
Dans le magasin d'optique de Paul Morlet, Lunettes Pour Tous, le 3 octobre 2014. Les vendeur sont équipés d'une tablette numérique pour faciliter la vente dans cette boutique low-cost. —

Il a tapé dans l'œil des stars il y a deux ans. Lui, c'est Paul Morlet, le fondateur de la société Lulu Frenchies, vendant des lunettes publicitaires, personnalisables et surtout très décalées qui ont rapidement fait le buzz.

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Mais le Lyonnais ne s'est pas arrêté en si bon chemin. A 25 ans, l'autodidacte peut se targuer d'avoir depuis chamboulé le marché de la lunette en étant devenu le Xavier Niel de l'optique. Car l'entrepreneur propose depuis an des paires à ...9.99 euros, montures et verres compris. Un prix d'appel incitatif. Les clients sont venus les yeux fermés.

Lire notre reportage dans le magasin à Paris

Un an après avoir ouvert son premier magasin à Paris, le jeune homme s'apprête à inaugurer un second centre, à Lyon, cette fois, dans un bâtiment de 300 mètres carrés, situé cours Gambetta (à proximité du quartier de la Guillotière). L'ouverture est prévue le 10 avril. 30 salariés seront embauchés.

«En 15 minutes, vous pouvez repartir avec une paire de lunettes adaptées à votre vue, promet l'entrepreneur». Pour ceux qui ont une ordonnance, «les lunettes sont assemblées sur place», où les vendeurs munis de tablettes enregistrent les informations nécessaires. «Un logiciel édite alors un code-barres transmis à notre machine au sous-sol du magasin qui démarre de suite la fabrication des lunettes.» Pour ceux qui arrivent sans ordonnance, un optométriste procédera à des tests de vue afin d'établir un diagnostic dans les plus brefs délais.

400 paires à vendre en une journée

«En moyenne, les gens vont économiser 400 euros», assure Paul Morlet. Sa recette pour faire baisser les prix à ce point? Des montures usinées en Chine et des verres fabriqués en Corée du Sud, achetées sans intermédiaire. Et surtout la rentabilité. «On doit vendre en une journée autant qu'un opticien sur une année. A savoir 400 paires de lunettes en moyenne.» Pour cela, le jeune homme mise sur le bouche-à-oreille.

«Nous n'aurons jamais la même densité qu'une chaîne d'optique. Nous ne pourrons pas nous implanter de partout. L'objectif sera de faire venir à Lyon, des clients habitant à Villefranche ou même Marseille.»

Les professionnels font les gros yeux

Une initiative que les professionnels de l'optique ne voient pas d'un très bon œil. "Paul Morlet communique très bien, mais il le dit lui-même, il n’est pas opticien, confiait à 20 Minutes en juin dernier, Christian Moréas, président du Synope, syndicat des opticiens entrepreneurs. Un opticien est un professionnel de santé qui conseille sa clientèle, lui assure des verres sur-mesure et garantit un service après-vente. A 10 euros la paire, je ne suis pas sûr qu’il y ait ce service.»