Comment Christine and the Queens est née à Lyon

MUSIQUE La chanteuse, en concert mercredi soir au Transbordeur, s'est livrée à quelques confidences...

Caroline Girardon

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French singer Heloise Letissier (C) of the band "Christine and the Queens" performs during the 30th Victoires de la Musique, the annual French music awards ceremony, on February 13, 2015 at the Zenith concert hall in Paris. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY
French singer Heloise Letissier (C) of the band "Christine and the Queens" performs during the 30th Victoires de la Musique, the annual French music awards ceremony, on February 13, 2015 at the Zenith concert hall in Paris. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY — AFP

Elle y est allée de sa petite confidence entre deux chansons. «Une exclue», glisse-t-elle malicieusement au public. Héloïse Letissier, alias Christine and the Queens, était au Transbordeur mercredi, jouant à guichets fermés. Sur scène, l'artiste s'est livrée à quelques confessions nocturnes, expliquant que son double était «né ici à Lyon».

 

«J'habitais dans un minuscule appartement, rue de l'Arbre sec, raconte-t-elle devant un public tout ouï. Calée devant mon ordinateur, je me suis enfermée chez moi et j'ai commencé à écrire avec frénésie mes premières chansons. C'est comme ça que Christine est née.»

 

 

 

Au fil des semaines, l'étudiante peaufine son personnage, compose sans relâche et se met à chanter directement dans le micro de l’ordinateur. «A l'époque (avant de composer), ce n'était pas la joie», confesse la chanteuse en riant. Inscrite à l'école normale supérieure de Lyon, la jeune femme suit en parallèle des cours au Conservatoire d’art dramatique.

Mais difficile de jongler entre les deux emplois du temps. Séchant les cours de l'un et de l'autre, elle se retrouve rapidement dans le collimateur de l'administration. Sans parler des amours déçus et du moral en berne.

>>> Revoir une des prestations de Christine and The Queens aux Victoires de la musique

Pour se «perdre définitivement», elle s'échappe à Londres le temps des vacances scolaires, passe ses soirées chez Madame Jojo’s, un cabaret queer et sympathise avec trois drag-queen, dont l'une qui l'hébergera. Ce sont elles qui lui inspireront son personnage, dont elle accouchera quelques semaines plus tard, de retour dans son minuscule appartement lyonnais, prête à redresser la tête.

 

Lyon, une ville où Christine a bien l'intention de revenir. «Cela faisait un moment que j'attendais de pouvoir faire une date ici», explique-t-elle. Elle pourrait peut-être reposer ses valises entre Rhône et Saône cet été pour les Nuits de Fourvière. La rumeur enfle déjà sur les réseaux sociaux.

 

 

 

Mais du côté des organisateurs, le silence est de mise. Reviendra le 22 juillet ? Ou pas? Réponse le 25 mars, jour où la programmation du festival sera officiellement dévoilée.