Asvel: «Je veux apporter mon "leadership" sur le terrain», explique Trenton Meacham

INTERVIEW Le nouveau meneur de jeu villeurbannais, guide de la JSF Nanterre championne de France en 2013, se livre à «20 Minutes»...

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Trenton Meacham a déjà été déterminant à Chalon (79-80) samedi.
Trenton Meacham a déjà été déterminant à Chalon (79-80) samedi. — J.Laugier / 20 Minutes

Il n'a vraiment pas manqué ses débuts. Auteur de 7 points, 7 passes et 4 rebonds en 31 minutes lors du succès sur le fil (79-80) à Chalon samedi, Trenton Meacham a livré un bel aperçu de tout ce qu'il peut apporter à l'Asvel. Actuellement 8e de Pro A avant la réception du relégable Boulogne-sur-Mer samedi (20h), Villeurbanne vient sans doute d'effectuer une très bonne pioche en engageant jusqu'à la fin de saison le meneur américain de 29 ans. L'ancien champion de France avec la JSF Nanterre s'est confié ce mardi à 20 Minutes.

Comment s'est passée votre venue suite à la grave blessure de Taurean Green?

J'ai reçu des appels de Tony Parker et c'était un honneur de sentir que le président et le coach étaient intéressés par ma venue. J'ai immédiatement vu une belle opportunité de jouer davantage, et dans une bonne équipe.

Leur proposition est en effet arrivée au bon moment car vous sembliez dans l'impasse à Milan...

Milan reste une bonne expérience, mais je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de jouer. Je ne cherchais pas vraiment à partir, mais quand cette opportunité s'est présentée, j'ai senti que c'était très bien pour moi, d'autant que ma femme aime beaucoup la France aussi.

Pourquoi aviez-vous pris votre retraite, à 27 ans, à l'issue de votre première saison en Pro A avec Paris-Levallois (six mois avant de rejoindre Nanterre)?

J'avais besoin de rentrer à la maison. J'étais un peu cramé par mes vingt années de basket. J'ai cru que j'étais prêt à faire autre chose de ma vie. J'ai par exemple envisagé de travailler dans une société de conseil. Finalement, cette période aux Etats-Unis sans basket m'a permis d'apprécier davantage ce jeu, ainsi que la culture européenne. Désormais, je veux jouer le plus longtemps possible. Je pense que j'ai encore 5 ou 6 saisons devant moi.

Quelle place a dans votre carrière cet incroyable titre de champion avec Nanterre en 2013?

Ce titre était vraiment spécial car personne ne nous attendait là. Nous avions un super groupe. Jouer l'Euroligue la saison suivante avec un si petit club a apporté beaucoup de fierté à nos fans. Je garde de grands souvenirs et ce sera fun d'affronter cette équipe.

Pareille aventure humaine serait-elle possible dans un club beaucoup plus gros comme l'est l'Asvel?

C'est difficile de vivre cela, dans un petit comme dans un grand club. Je ne suis là que depuis une semaine, mais je sens déjà que nous avons un bon groupe avec des mecs altruistes. A nous de développer cette alchimie pour finir au mieux cette saison.

Ne pensez-vous pas que Villeurbanne (8e) a le plus bel effectif de toute la Pro A?

C'est difficile à dire. Il n'y a pas d'équipe dominante dans le championnat de France. Et ce même si Strasbourg et Nanterre jouent probablement le meilleur basket en Pro A en ce moment. Tout le monde peut gagner chaque week-end. Il nous reste pas mal de temps. A nous de nous qualifier pour les play-offs et je pense qu'on pourra y être une équipe très dangereuse.

Dans quelle mesure le jeu villeurbannais sera différent avec votre arrivée à la mène à la place de Taurean Green?

Ma préoccupation majeure est d'apporter mon «leadership» sur le terrain. Je ne suis pas là pour marquer 20 points par match mais pour être un leader, amener de la dureté, et maintenir l'équipe unie. C'est comme ça que je vois le poste de meneur. Nous avons assez de talents pour gagner les matchs.

Comment avez-vous vécu vos débuts à Chalon samedi (79-80)?

On aurait pu lâcher ce match à plusieurs reprises et c'est très bon signe de s'être accroché, tous ensemble. On peut construire quelque chose à partir de cette victoire.