Les trois raisons de ne pas manquer PSG-OL féminin

FOOTBALL Les deux clubs disputent la «finale» du championnat, samedi soir, à 21 heures (France 4), au stade Charléty...

Louis Abreu

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En novembre, Caroline Seger et les Parisiennes avaient éliminé l'OL en Ligue des Champions. Mais les Lyonnaises de Louisa Necib (forfait samedi) ont pris un avantage sur la conquête du titre de champion de France.
 - Stadium Charlety - Paris/SPORTSVISION_091101/Credit:ALAIN COUDERT/SPORTSVISIO/SIPA/1411110915
En novembre, Caroline Seger et les Parisiennes avaient éliminé l'OL en Ligue des Champions. Mais les Lyonnaises de Louisa Necib (forfait samedi) ont pris un avantage sur la conquête du titre de champion de France. - Stadium Charlety - Paris/SPORTSVISION_091101/Credit:ALAIN COUDERT/SPORTSVISIO/SIPA/1411110915 — SIPA

C'est la «finale» du championnat

Elles ne gâchent rien. Lyonnaises et Parisiennes ont remporté tous leurs matchs face aux autres équipes du championnat depuis le début de saison. Sauf accident lors des dernières journées, le titre reviendra donc à l'équipe qui prendra l'ascendant à l'occasion des deux confrontations directes. Justement, au match aller, l'OL l'avait emporté 2-1. Si le PSG veut empêcher les Lyonnaises de conquérir un 9eme titre consécutif, il faut impérativement s'imposer samedi soir sur sa pelouse du stade Charléty. «Si on gagne, on a 90% de chance d'être championne», prédit humblement la milieu de terrain Camille Abily. En réalité, en tenant compte d'un règlement aussi complexe que farfelu* (voir plus bas), même une défaite par un but d'écart ou un match nul placerait les Lyonnaises sur un boulevard pour décrocher un nouveau trophée.

Un air de revanche

Le PSG avait éliminé l'OL de la Ligue des Champions dès les 8eme de finale, en novembre dernier. Et ça, les Lyonnaises ne l'ont toujours pas digérée, à écouter leur ancien entraîneur, Patrice Lair :«J'ai eu quelques joueuses au téléphone, elles sont toujours vexées. Elles voudront gagner pour montrer leur suprématie». Camille Abily a surtout «envie de régner encore au niveau national. On n'a pas envie de battre le PSG par rapport à notre élimination en Ligue des Champions, mais plutôt parce que c'est notre concurrent direct pour le titre».

Un avant-goût de Coupe du Monde

Hormis Gaëtane Thiney (Juvisy) et Louisa Necib (blessée au pied), 9 des 11 joueuses titulaires lors de la victoire de l'équipe de France face aux Etats-Unis (2-0), il y a deux semaines à Lorient, seront sur la pelouse samedi soir. Sans oublier les internationales suédoises (Seger, Asllani côté PSG, Schelin côté OL), allemande (Alushi, Krahn et Henning au PSG), américaine (Morgan, PSG) japonaise (Kumagai, OL), norvégienne (Hegerberg, OL) et costaricaine (Cruz, PSG), toutes présentes au Canada lors de la prochaine Coupe du Monde en fin de saison (6 juin - 5 juillet). Une (ou plusieurs) future championne du monde se cachera donc sous le maillot d'un club français samedi soir.

 

*Le règlement prévoit que deux équipes à égalité de points en fin de championnat seront départagées par le résultat de leurs confrontations directes, sans tenir compte du but marqué à l'extérieur. Si le PSG s'impose par un but d'écart samedi (1-0, 2-1, 3-2, etc...), le goal-average général tranchera (+110 pour l'OL, +75 pour le PSG)