Yann Roubert: «Je n'envisage pas une descente»

RUGBY Le président du LOU affiche son optimisme, malgré une fin de saison tendue, puisque son club ne possède que deux points d'avance sur le premier relégable, La Rochelle...

Louis Abreu

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Malgré l'arrivée de nombreux joueurs l'été dernier, notamment l'international australien George Smith (à g.), le LOU lutte pour se maintenir en Top 14
Malgré l'arrivée de nombreux joueurs l'été dernier, notamment l'international australien George Smith (à g.), le LOU lutte pour se maintenir en Top 14 — Marc Galaor/LOU Rugby

Yann Roubert, quelle est la recette pour obtenir le maintien ?

Concrétiser nos occasions. Nous sommes dans la bonne direction sur le plan du jeu, mais on ne peut plus se permettre de laisser passer des points. A l'extérieur, nous étions tout près de gagner à Bayonne, à Grenoble, voire au Racing-Métro, au Stade Français ou à Bordeaux. Mais nous avons systématiquement perdu des points en route. C'est frustrant mais ça prouve également que nous ne sommes pas loin. A nous d'inverser la tendance, surtout que le groupe est de plus en plus complet.

Avec quatre réceptions pour cinq déplacements, êtes-vous en ballottage défavorable ?

Non, parce que nous sommes actuellement hors de la zone de relégation. Rien n'est évident mais on le savait et c'est le cas pour six ou sept équipes. Certes, nous avons un calendrier difficile mais je crois sincèrement que ce sera compliqué pour chaque équipe. La situation de Castres, champion de France en 2013 et vice-champion de France en 2014, prouve la densité du championnat. Ce Top 14 est certainement passionnant pour l'extérieur mais il n'est confortable pour aucun club... Charge à nous d'accrocher le bon wagon.

Plus largement, est-ce le projet d'un grand club à Lyon qui est en jeu ?

Pour continuer à progresser, à nous structurer et pour que Lyon devienne une grande ville de rugby, c'est bien mieux de rester en Top 14, évidemment. Une descente serait un vrai coup de frein, que je n'envisage pas...Mais ce championnat est extrêmement dense. Si on compare au foot, c'est comme s’il y avait 4 PSG, 3 OL et 2 Monaco, plus Saint-Etienne et Bordeaux. C'est bon signe pour le rugby mais c'est une vraie contrainte pour nous !