Olympique Lyonnais : le match nul à Lorient (1-1) en questions

SPORT Tenus en échec à Lorient (1-1) dimanche soir, les Lyonnais sont toujours leaders du championnat. Mais le contenu du match, longtemps insipide, pose question...

Louis Abreu

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Hubert Fournier a reconnu ses erreurs concernant l'équipe de départ alignée à Lorient, dimanche soir


/FAYOLLE_Photo056/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1410052302
Hubert Fournier a reconnu ses erreurs concernant l'équipe de départ alignée à Lorient, dimanche soir /FAYOLLE_Photo056/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1410052302 — SIPA

Bousculés à Lorient (1-1) dimanche soir, après une première heure de jeu proche du néant, les Lyonnais sont toujours leaders du championnat. Mais ce statut semble davantage dû aux mauvaises prestations des deux poursuivants, Marseille et le PSG, qu'à leurs résultats actuels, puisqu'ils n'ont plus gagné depuis la réception de Metz, le 25 janvier, au stade de Gerland (2-0).

Ce match nul est-il une bonne opération pour l'OL ?

Oui. Pourtant, après les matchs nuls de Marseille vendredi soir contre Reims (2-2), puis du PSG contre Caen le lendemain (2-2), les Lyonnais avaient une formidable occasion de s'échapper et de prendre quatre points d'avance sur ses deux poursuivants. L'arrêt décisif du gardien lorientais, à quatre minutes de la fin du match, pourrait même attiser quelques regrets.

Mais les joueurs savent qu'une victoire dimanche soir aurait été un hold-up, tant ils ont été bousculés pendant une heure. L'OL étire sa série d'invincibilité en Ligue 1 à dix matchs, la meilleure du championnat, depuis sa glissade dans le derby (0-3, 30 novembre), ce qui suffit à les contenter. Pour l'instant...

Hubert Fournier s'est-il trompé ?

Oui. L'entraîneur lyonnais a laissé Yoann Gourcuff sur le banc au coup d'envoi, pour placer Nabil Fekir en meneur de jeu, derrière Clinton NJie - Maxwel Cornet. L'idée était de profiter de la vitesse de la doublette, sur un terrain en synthétique qui favorise les attaques rapides. Bilan : un échec. Cornet (18 ans, 3 matchs en Ligue 1) est encore très tendre alors que le but égalisateur sauve la prestation très terne de NJie (21 ans, 27 matchs de Ligue 1).

A leur décharge, ils ont rarement été servis dans de bonnes conditions, mais la rentrée de Yoann Gourcuff (58e) a profondément modifié la physionomie du match. L'OL a repris le contrôle du ballon, a égalisé (78e) et a failli gagner (84e). «La titularisation du duo d'attaque était un pari. On peut considérer que c'est assez loupé», a reconnu Hubert Fournier après le match.

Le surplace est-il inquiétant ?

Non. Certes, l'OL vient d'aligner trois matchs nuls consécutifs, mais rien d'infamant en regard du calendrier : à Monaco (0-0), contre le PSG (1-1) et à Lorient (1-1). Surtout, les Lyonnais ont traversé ces trois rencontres sans Alexandre Lacazette, leur meilleur buteur (21 buts en 22 matchs de Ligue 1). Avec le retour de son attaquant vedette dimanche contre Nantes (17 heures), le leader devra impérativement retrouver la victoire, au risque de commencer à douter, avant une série de trois déplacements : à Lille, à Montpellier et à Marseille.

A treize journées de la fin, un leader ne peut pas se satisfaire de décrocher une simple «qualification européenne» en fin de saison, comme se borne à l'exprimer l'ensemble du vestiaire. Même s'ils ne l'avouent pas publiquement, les Lyonnais ont fait d'une place sur le podium leur nouvel objectif, et certains rêvent de plus en fort au plus fort de conquérir un huitième titre de champion de France.