Lyon: François Cluzet relaxé contre Michel Neyret

JUSTICE L'acteur était poursuivi pour diffamation envers l'ancien numéro deux de la PJ lyonnaise...

C.G. avec AFP

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Former police officer Michel Neyret (L) shakes hand with French actor Francois Cluzet (R) upon their arrival at Lyon's courthouse, on December 16, 2014, prior to a hearing regarding a libel suit against Cluzet for his purpose on Neyret.  Cluzet said in a press conference in March 2013 that Neyret "might have stolen the loot of Tony Musulin", a former security van driver known for having stolen 11.6 million euros from the Banque de France while on duty. AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES
Former police officer Michel Neyret (L) shakes hand with French actor Francois Cluzet (R) upon their arrival at Lyon's courthouse, on December 16, 2014, prior to a hearing regarding a libel suit against Cluzet for his purpose on Neyret. Cluzet said in a press conference in March 2013 that Neyret "might have stolen the loot of Tony Musulin", a former security van driver known for having stolen 11.6 million euros from the Banque de France while on duty. AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES — AFP

Une phrase lancée avec humour qui a eu le don de vexer le commissaire. François Cluzet a été relaxé jeudi des poursuites en diffamation intentées par Michel Neyret.

Au moment de la promotion du film 11,6 dans lequel il incarnait Toni Musulin, l'acteur avait suggéré dans une interview que l'ex-N°2 de la PJ lyonnaise avait «peut-être piqué le butin de Toni Musulin».

Action irrecevable

La 6ème chambre correctionnelle de Lyon, qui rendait son délibéré, a «jugé irrecevable l'action civile» de l'ancien super-flic à l'encontre du comédien de 59 ans. Irrecevable aussi son action contre le directeur du Progrès, Pierre Fanneau, et le journaliste auteur de l'article.

«Je constate que le tribunal de Lyon a consacré l'humour comme une excuse absolutoire ! Aujourd'hui vous pouvez rapporter n'importe quel propos mensonger sous le couvert de l'humour en toute impunité», a déclaré, amer, Michel Neyret, après la lecture du jugement.

Neyret veut faire appel

Il réclamait 10.000 euros de dommages-intérêts à l'encontre de chacun des prévenus et la publication d'un communiqué, tandis que le procureur s'en était remis «à la sagesse du tribunal».

L'ancien policier s'est dit déterminé à «faire appel». «Evidemment que ça me porte préjudice (...) Entendre François Cluzet, qui est un personnage public, dont les propos ont un impact et une résonance incroyable (...), c'est une affirmation grave de conséquences et si je ne réagis pas à ce genre de propos mensonger, c'est que je les admets à demi-mot, et c'est juste impossible, car j'étais totalement étranger à cette affaire», a-t-il encore dit.

Reconnaissant à l'audience, le 16 décembre, que son «humour» était «déplacé», François Cluzet s'était excusé «d'avoir porté atteinte à l'honneur de Michel Neyret».