Lyon: Des obsèques pour vos animaux

ANIMAUX Le premier service d'obsèques pour animaux de compagnie en région Rhône-Alpes vient d'ouvrir ses portes...

Caroline Girardon

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Un chat sur une tombe au cimetière pour animaux d'Asnières, le 23 octobre 2013
Un chat sur une tombe au cimetière pour animaux d'Asnières, le 23 octobre 2013 — Bertrand Guay AFP

Une idée que certains peuvent trouver saugrenue: offrir des obsèques à son animal de compagnie. C'est ce que propose la société Vicolou &Co, basée à Givors dans le Rhône, qui vient de lancer Renaissance, le premier service d'obsèques du genre en Rhône-Alpes. Un projet que Carmen Ferreira nourrit depuis deux ans.

Passionnée de bouledogues français, cette commerciale s'est lancée dans l'aventure au début de l'année, après avoir réalisé une étude de marché et sonder les commentaires d'internautes sur les blogs ou forums dédiés à la mort des animaux.

Pompes funèbres pour animaux

«On y décelait beaucoup de craintes, raconte-t-elle. Les gens étaient désemparés. Certains n'avaient pas pu assister à l'incinération de leurs petits compagnons. D'autres craignaient que la tombe de leur chien soit profanée. Les réponses apportées n'étaient pas forcément cohérentes.»

Un constat qui conforte Carmen Ferreira dans son idée de lancer un service de pompes funèbres pour boules de poils. «Je prends en charge l'inhumation ou l'incinération des animaux mais je ne les incinère pas moi-même, précise-t-elle. En revanche, je peux les garder et les préparer jusqu'au dernier hommage.»

La crainte du regard des autres

La commerciale givordine s'occupe aussi du fleurissement, des plaques, des cercueils, des urnes, s'approvisionnant essentiellement chez des fournisseurs de la région. Elle se propose également d'accompagner les clients non véhiculés ou d'aller aux funérailles de la petite bête à la place de ceux qui ne s'en sentent pas le courage.

«Les demandes sont réelles mais sous-jacentes. Tout le monde ne comprend pas que d'autres puissent avoir un tel attachement à leurs petits compagnons, qu'ils considèrent comme un membre de leur famille et qu'ils aient envie de leur offrir un dernier hommage en toute dignité, explique Carmen Ferreira. De fait, beaucoup ont peur de ce qui va se dire dans leur entourage. L'un de nos objectifs est de démystifier et démocratiser ce sujet.»