Ligue 1: «Je n’aime pas qu’on me prenne pour le bouffon de la soirée», peste Jean-Michel Aulas

FOOTBALL Le président lyonnais garde en travers de la gorge les décisions arbitrales qui n'ont pas été dans le sens de son équipe lors du nul (1-1) dimanche contre le PSG. Ses joueurs sont restés plus mesurés...

Jérémy Laugier

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Les Lyonnais avaient tous en travers de la gorge le penalty retiré et marqué dans un seconde temps de Zlatan Ibrahimovic.
Les Lyonnais avaient tous en travers de la gorge le penalty retiré et marqué dans un seconde temps de Zlatan Ibrahimovic. — Claude Paris/AP/Sipa

« Quand on m’explique que ce n’est pas une main qui mérite penalty (l'intervention de Blaise Matuidi en première période), je pense qu’on me prend pour un idiot et je n’aime pas qu’on me prenne pour le bouffon de la soirée. » Au micro de Canal +, Jean-Michel Aulas n'a pas tenté de masquer son « agacement » après le nul (1-1) face au PSG.

« L’arbitre a peut-être arbitré en fonction de la qualité extraordinaire d’Anthony (Lopes). Il vaut mieux en sourire qu’en pleurer, mais des fois on a envie de pleurer », a conclu le bouillant président lyonnais, pointant aussi un « penalty indiscutable » pour l'intervention aérienne très engagée de David Luiz sur Yoann Gourcuff (45e).

Pour Lindsay Rose, « il n'y a pas penalty »

La situation la plus discutable reste malgré tout ce penalty accordé aux Parisiens, suite à un contact entre Lindsay Rose et Marco Verratti dans la surface (66e). « Je l'empêche de frapper en me jetant au sol et il vient me toucher mais je ne le sens pas, assure le défenseur lyonnais, coupable d'un mauvais renvoi sur le coup. Pour moi, il n'y a pas penalty mais l'arbitre a pris ses responsabilités. »

Le coup de sifflet de Clément Turpin n'est pas remis en question par tout le camp lyonnais. Par contre, c'est sa mystérieuse décision de permettre à Zlatan Ibrahimovic de retenter sa chance, après avoir vu sa première tentative repoussée par un Anthony Lopes en état de grâce, qui pose problème. « On le vit mal d'arrêter un penalty pour rien mais je n'ai pas autre chose à dire que c'est dommage. C'est plus de la frustration que de la colère », confie avec philosophie le gardien portugais de l'OL. Il a été reproché aux joueurs lyonnais d'entrer trop rapidement dans la surface lors du premier penalty. « Je ne comprends pas du tout ce qui s'est passé, regrette Samuel Umtiti. On a eu des versions différentes des arbitres et on n'est pas d'accord avec la décision. »

« J'aurais préféré qu'ils marquent d'une autre manière »

« Ce qui est dur, c'est un peu l'accumulation de toutes les décisions prises ce soir, avoue calmement Hubert Fournier. La faute qu'on m'a décrite comme grossière sur Yoann Gourcuff aurait pu être un tournant du match mais je ne vais pas m'amuser à commenter les décisions de M.Turpin. J'aurais préféré qu'ils marquent d'une autre manière que sur un penalty, qui est quand même assez litigieux et à retirer. Mais sans un grand Lopes, ils auraient marqué bien avant. » C'est un fait, Paris ne méritait pas de perdre, au vu du colossal nombre d'occasions franches obtenues, mais Anthony Lopes ne méritait pas non plus ce cruel scénario.

« Sur tous les penaltys en Ligue 1, il y a des joueurs qui rentrent dans la surface », constate avec raison Nabil Fekir, passeur décisif pour Clinton Njie dimanche. Entré en premier dans ses 18 mètres sur ce penalty de la discorde à retirer, Henri Bedimo s'explique: « J'ai revu l'image et je pense que Verratti n'est pas très loin de moi. J'ai peut-être été un peu plus réactif. Mais c'est une réaction naturelle d'essayer de suivre la frappe ». Avec malice, l'international camerounais conclut: « J'aimerais savoir une chose: si Zlatan avait marqué, aurait-il eu à retirer son penalty? »