Michèle Picard, maire PC de Vénissieux, a fait classe mardi 15 février, pour dénoncer le non-remplacement des enseignants dans certains établissements de sa commune.
Michèle Picard, maire PC de Vénissieux, a fait classe mardi 15 février, pour dénoncer le non-remplacement des enseignants dans certains établissements de sa commune. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

JUSTICE

Rhône: L'élection municipale de Vénissieux annulée

Le conseil d'Etat a estimé ce mercredi qu' "il y avait bien eu manoeuvre" de la part de la liste Vénissieux fait Front, portant ainsi "atteinte à la sincérité du scrutin"...

A Vénssieux, les électeurs vont devoir retourner aux urnes pour désigner un nouveau maire. Le conseil d'Etat a annulé mercredi le scrutin de mars dernier, remporté par Michèle Picard (PC), confirmant ainsi la décision du tribunal administratif de Lyon.

Ce dernier avait été saisi par le Préfet du Rhône et le candidat UMP, Christophe Girard. Tous deux avaient pointé la présence de personnes inscrites sur la liste d'extrême droite, Vénissieux fait front contre leur gré. 

«Porté atteinte à la sincérité du scrutin»

Dans son jugement, le conseil a estimé qu'«il y avait bien eu manœuvre et que plusieurs candidats ne figuraient sur cette liste que parce qu'ils avaient été induits en erreur.» Ces électeurs, pensant soutenir le Front National, avaient accepté de rejoindre la liste emmenée par Yvan Benedetti, qui bien qu'exclu du FN, «avait laissé croire qu'il bénéficiait encore du soutien» de celui-ci.

«Cette manœuvre, compte tenu du nombre de voix obtenues par la Liste Vénissieux fait Front et des écarts de voix entre les trois autres listes présentes au second tour, avait porté atteinte à la sincérité du scrutin de son ensemble», conclut le Conseil.

En attendant le Préfet va mettre en place un nouvel exécutif à Vénissieux. Il dispose d'un délai de trois mois pour organiser de nouvelles élections municipales.