Ligue 1: Ludovic Giuly est «curieux de voir comment l'OL réagit sans Lacazette»

FOOTBALL Ancien attaquant de l'OL et de l'AS Monaco, l'actuel joueur amateur à Chasselay (CFA) livre son regard sur le choc de dimanche soir et sur son coup de cœur pour Nabil Fekir...

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Le joueur de Chasselay Ludovic Giuly, le 20 janvier 2014, lors d'un entraînement avant de jouer contre Monaco, en Coupe de France.
Le joueur de Chasselay Ludovic Giuly, le 20 janvier 2014, lors d'un entraînement avant de jouer contre Monaco, en Coupe de France. — JEFF PACHOUD / AFP

A 38 ans, il court toujours sur les terrains de CFA. Ludovic Giuly fait tout pour y maintenir son club de Chasselay, avant de prendre place sur le banc la saison prochaine. Le Monaco-OL de dimanche (21h) aura forcément une saveur particulière pour lui. Egalement consultant pour BeIN Sport, l’ancien international livre à 20 Minutes son regard sur ce choc.

Une affiche Monaco-Lyon, ça doit vous parler, non?

Oui, l’OL est mon club formateur, qui m’a permis de démarrer ma carrière pro. Et j'ai ensuite passé huit ans à Monaco (sept ans en fait, de 1998 à 2004 puis de 2011 à 2012). Il s'agit donc de deux grands clubs qui me tiennent à cœur.

Quel est votre rapport actuel avec ces clubs?

Honnêtement, il n'y a pas plus de contact que ça, mais je suis bien reçu quand je vais dans chacun de ces deux clubs. Je connais évidemment bien Bernard (Lacombe) et Jean-Michel (Aulas).

Les deux équipes restent sur une belle dynamique. Comment percevez-vous ce match?

C'est une belle affiche. Je ne peux pas être partisan dans ce genre de match, comme pour l'OL-PSG de la semaine suivante. Monaco reçoit et est très fort défensivement. Pour une jeune équipe comme l'OL, qui vient de perdre Lacazette, ça ne va pas être évident. On va voir si Lyon va gérer la pression d’un gros match et s’il se comportera comme un leader. J’espère qu’il y aura des buts…

L’OL vous surprend-il particulièrement cette saison?

Oui, il y avait beaucoup de jeunes et beaucoup d’incertitudes en début de saison. On voit que le message passe bien. Après le travail de Rémi Garde, Fournier amène sa touche personnelle. Il faut maintenant voir comment cela va se passer sans Lacazette. Je suis curieux de découvrir comment les Lyonnais vont réagir à ça. Mais il y a toujours Fekir, qui amène beaucoup de puissance et qui marque aussi des buts devant.

Lyon peut-il désormais aller au bout?

Cela va en partie se jouer dans ces deux semaines, entre les matchs de Monaco et de Paris.

Avez-vous des coups de cœur dans cette équipe lyonnaise?

J’aime bien le petit Fekir. Je trouve qu’il est intelligent, qu’il garde bien le ballon. Il est puissant et adroit aussi, et s’entend bien avec Lacazette. Il m’a surpris et je le vois s’améliorer match après match. Il est plus libre et efficace en deuxième attaquant.

Allez-vous parfois voir jouer l’OL?

Non, je suis déjà assez pris entre mon club, mes activités à BeIN Sport et je prépare mes diplômes d’entraîneur. J’essaie donc de passer le week-end tranquille à la maison avec mes enfants. Mais je regarde tous les matchs de Lyon, Paris et Monaco à la télévision.

Les Parisiens vont-ils monter en puissance?

Ils n’ont plus le choix. Ils vont mettre la pression sur Monaco et Lyon s’ils gagnent contre Rennes vendredi. De toute manière, ils ont quasiment besoin de remporter tous ses matchs.

Comment vous sentez-vous, à 38 ans, avec Chasselay?

On est dans le dur actuellement (à la 16e et dernière place du groupe C) mais je me sens encore bien. Il nous reste 14 matchs pour nous sauver.

Savez-vous quand vous allez arrêter de jouer?

Cela va se faire naturellement. Je passe mes diplômes d’entraîneur  et il va bien falloir que j’arrête de jouer à un moment.

Dès l’été prochain?

C’est bien possible.

Où vous imaginez-vous commencer à entraîner?

Je serai sûrement adjoint sur le banc de Chasselay en CFA. Cela va bien m’aller pour apprendre…