Interventions «musclées» et outrages contestés

VIOLENCES POLICIERES De nouveaux cas dénoncés hier à Lyon par le Centre d'initiative et de réflexion pour la défense...

E. F.

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De nouveaux cas de violences policières dénoncés hier à Lyon par le Centre d'initiative et de réflexion pour la défense des libertés (Cirdel). L'association lyonnaise a notamment dévoilé l'affaire de Mourad Touil, un étudiant en médecine de 20 ans qui comparaît demain devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique ». Ce jeune, inconnu des services de police, conteste ces accusations et raconte avoir été frappé par les forces de l'ordre le 4 novembre, lors d'une interpellation intervenue « sans raison », alors qu'il se trouvait devant chez lui, dans la voiture d'un ami. « L'un des policiers m'a sorti de la voiture et projeté contre le mur avant de me frapper à coups de matraque », explique Mourad, qui après 48 heures de garde à vue « a écopé de cinq jours d'incapacité temporaire de travail ». Malgré la présence de sept témoins, sa plainte « pour violences policières » vient d'être classée sans suite. « Comme trop souvent », déplore son avocat, Bertrand Sayn, qui défendra jeudi une autre affaire de ce type devant le tribunal correctionnel. Celle de Moncef Marouani, 41 ans, également poursuivi pour outrage, qui, en juillet 2006 après une interpellation « musclée » a été hospitalisé pour des fractures aux cervicales.