Lyon : Un attentat aurait été déjoué par la police

ENQUÊTE L’arrestation, mi-septembre à Vaulx-en-Velin, de deux islamistes convaincus pourrait avoir permis d’éviter un acte terroriste ...

E.F. avec AFP

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Illustration de la police.
Illustration de la police. — Franck LODI/SIPA

L’affaire est relatée ce mardi matin par Le Progrès et remonte à la mi-septembre, lors de l’arrestation de deux frères Karim et Reda B.. A l’époque, leur interpellation n’avait pas fait de bruit. Mais au lendemain des attentats perpétrés dans la région parisienne, les enquêteurs lyonnais seraient convaincus d’avoir déjoué un probable attentat, projeté par les deux hommes à Lyon, avec potentiellement pour cible des Juifs, précise dans son édition le quotidien régional.

Fusil d'assaut, tenue de camouflage...

Dans l’appartement du premier frère, habitant à Vaulx-en Velin, les policiers auraient retrouvé des gants, cagoules, gilets de police et une tenue de camouflage. Chez son frère, également domicilié sur la commune, un fusil d’assaut, des munitions, un gyrophare, un brouilleur d’onde auraient été découverts. Sous surveillance, les deux frères, affiliés au groupuscule «forsane alizza», auraient éveillé les soupçons des enquêteurs de la Direction générale de sécurité intérieure lors de plusieurs conversations téléphoniques laissant penser qu’ils recherchaient des armes et prévoyaient une action imminente. 

L’opération antiterroriste avait conduit à l’arrestation d’un premier suspect le 16 septembre. Son frère avait été arrêté après deux jours de cavale à Meyzieu, en possession d’un revolver chargé.

Parmi les cibles des deux frères évoquées par le journal, une soirée-débat sur l'antisémitisme organisée le 18 septembre au siège de la région Rhône-Alpes pour marquer les 70 ans du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Rhône-Alpes. Un responsable policier lyonnais a confirmé à l'AFP que l'anniversaire du Crif faisait partie des hypothèses envisagées.

D'autres frères en Syrie

La famille B. était suivie de près par la police lyonnaise puisque trois autres frères, âgés de 27 ans à 31 ans, auraient rejoint les rangs des combattants islamistes en Syrie en 2013. L’un des beaux-frères de la famille serait même mort dans un attentat suicide perpétré l’été dernier en Syrie. La sœur de la famille, enfin, interpellée à Meyzieu en 2014, serait soupçonnée d’avoir participé à une filière d’acheminement de jeunes femmes vers la Syrie.