Lyon: Pourquoi c'est le moment d'acheter un bien immobilier

IMMOBILIER Les prix ont chuté de 3% en 2014. La tendance devrait se poursuivre cette année...

Caroline Girardon

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La basilique de Fourvire vue du quartier confluence ? Lyon, le 27 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
La basilique de Fourvire vue du quartier confluence ? Lyon, le 27 juin 2011. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

«C'est le moment d'acheter». Pour la FNAIM 69, fédération nationale de l'immobilier dans le Rhône, tous les indicateurs sont désormais au vert. Décryptage

1. Des ventes qui repartent à la hausse
«Une exception française». Malgré la conjoncture économique, le marché de l'immobilier (ancien) dans le Rhône se porte bien. Les ventes sont reparties à la hausse en 2014 : +3% contre 0.3% au niveau national. «Le département est très attractif sur le plan économique, avance Anne de Planchard, vice-présidente de la FNAIM du Rhône, déléguée à la Transaction. Il est bien situé géographiquement car proche de la mer et des montagnes. Bien desservi par l'aéroport Saint-Exupéry et les gares lyonnaises, il est devenu une destination de choix pour les mutations professionnelles».

2. Des prix en baisse
«Si les volumes de vente ont augmenté, c'est par ce que les prix ont baissé», avance Jean Chavot, président de la Fnaim du Rhône. Le Rhône affiche désormais un prix moyen de 2.866 euros le mètre carré. Soit 3% de moins que l'an dernier. «Les vendeurs ont compris qu'il était plus judicieux de vendre un bien au prix de marché en un mois de temps plutôt que de s'entêter sur des montants qui ne correspondent plus aux possibilités des acquéreurs potentiels».

La baisse est moins significative à Lyon intra-muros où le mètre carré se vend en moyenne 3.307 euros (-1.7%). Mais dans certains quartiers, les affaires restent intéressantes, notamment dans les 5e et 7e arrondissements où les prix sont en recul de 6 et 6,8% .

«Ces secteurs possèdent des quartiers peuplés d'immeubles datant des années 60 ou 70, qui ne sont plus recherchés par les acquéreurs, explique Anne de Planchard. Le chauffage est souvent collectif. De fait, les charges sont élevées et la performance énergétique n'est pas au rendez-vous.» Ainsi, le 5e affiche désormais des prix en dessous de 2.500 euros le mètre carré. Bien en deçà des 4.436 euros du 6e arrondissement ou des 3.683 euros de la Croix-Rousse.

3. Des taux d'intérêt en baisse
«La deuxième raison expliquant l'augmentation des ventes, est la hausse du pouvoir d'achat des acquéreurs conjuguée à la baisse des taux d'intérêt», dévoile Jean Chavot. Exemple : en 2014, avec un emprunt sur 18 ans et des mensualités fixe de 1.000 euros, on pouvait acquérir en moyenne 6 mètres carrés de plus qu'en 2011.

«La spécificité du marché lyonnais est des rares exceptions françaises. La situation devrait être stable en 2015», prédit Jean Chavot.