Olympique Lyonnais: Le titre n’est plus si tabou

FOOTBALL Leader depuis dimanche et son brillant succès (3-0) face à Toulouse, Lyon reconnaît à demi-mots être de plus en plus ambitieux...

Jérémy Laugier

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Maxime Gonalons confie que la Coupe d’Europe manque aux joueurs lyonnais cette saison. Pascal Fayolle/SIPA
Maxime Gonalons confie que la Coupe d’Europe manque aux joueurs lyonnais cette saison. Pascal Fayolle/SIPA — SIPA

«On n’a pas interdit de prononcer ce mot mais il faut être lucide.» Après la démonstration (3-0) de son équipe dimanche face à Toulouse, Hubert Fournier n’a pas tenu à mettre en avant des envies de «titre», alors que l’OL est devenu leader pour la première fois de la saison.

«On ne va pas en faire une affaire d’Etat! On a la chance d’être dans un club qui a déjà du vécu à cette première place, même si ce n’est plus arrivé depuis deux ans. On verra à cinq ou six journées de la fin où on se trouve...» Du côté de ses joueurs, les discours restent très mesurés mais laissent transparaître des ambitions en hausse, au vu notamment de la méforme des concurrents et de l’état de grâce d’Alexandre Lacazette.

«Un signe fort envoyé»

«L’objectif est d’être européen la saison prochaine. Mais si personne ne veut de cette première place, on ne va pas se cacher», annonce ainsi Jordan Ferri. Des envies de se qualifier pour une grande compétition que partage son capitaine. «C’est vital pour le club de retrouver la Coupe d’Europe. Je peux vous dire qu’elle nous manque», confie Maxime Gonalons, soulignant qu’il n’est «pas anodin d’en être là après 20 journées».

Reste à savoir comme l’OL assumera ce nouveau statut, dès samedi (17h à Amiens) face à Lens. «Ça ne fera pas tourner les têtes, pas ici, assure Anthony Lopes, qui dégage beaucoup de maturité malgré ses 24 ans. Et si un joueur dévie un peu, on est là pour le remettre dans le droit chemin.»

Une méthode qui a fait ses preuves tant Lyon est cohérent depuis plus de trois mois, hormis le couac dans le derby. «Nous venons d’envoyer un signe fort à tout le monde», résume Christophe Jallet.