Attaque contre «Charlie Hebdo»: L'attentat inspire «effroi», «indignation» et «horreur» aux politiques lyonnais

ATTENTAT Les réactions des élus locaux se sont multipliées après la fusillade survenue au siège de l'hebdomadaire satirique, mercredi...

Caroline Girardon

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Lyon socialist mayor Gerard Collomb attends a meeting of the "PÙle des rÈformateurs" (Pole of reformers) on August 26, 2014 in Lyon.  AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Lyon socialist mayor Gerard Collomb attends a meeting of the "PÙle des rÈformateurs" (Pole of reformers) on August 26, 2014 in Lyon. AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP

«Nous sommes dans un monde particulièrement troublé». Gérard Collomb, le maire de Lyon a été l'un de premiers à réagir à la fusillade survenue au siège du journal Charlie Hebdo, ayant fait 12 victimes (bilan provisoire). Une minute de silence a été observée ce mercredi vers 13h à l'hôtel de ville, où le sénateur présentait ses vœux à la presse.

 

«Ces événements visent un journal connu pour son impertinence, pour sa manière dont il traduit notre réalité avec un esprit critique acéré et sans faire de concession à personne, a-t-il déclaré. Il reflète ce qu'est notre conception européenne de la liberté de la presse, du droit à présenter les faits comme elle l'entend.»

«Il est précieux et fondamental que nous puissions défendre cet état d'esprit là contre le totalitarisme, contre ceux qui veulent imposer une seule vision, leur vision à eux du monde».

 

Jean-Paul Bret, le maire de Villeurbanne, qui invite les citoyens à se rassembler ce jeudi à 12h15 sur le parvis du centre culturel et de la vie associative s'est dit horrifié. «L’attentat terroriste qui a frappé la rédaction de Charlie Hebdo m’inspire effroi, horreur et indignation. C’est un événement tragique et profondément bouleversant», a-t-il indiqué dans un communiqué avant d'ajouter: «La liberté d’expression est l’un des fondements de notre démocratie. S’attaquer à la presse, c’est porter atteinte à nos valeurs de tolérance, de respect des opinions et au-delà à notre liberté et à notre république.»

Pour Danielle Chuzeville, présidente du Nouveau Rhône, «ces 12 victimes ont été assassinées parce qu’elles revendiquaient le droit» d'avoir leur«propre pensée» .

 

Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, s' «incline devant la douleur des victimes et de leurs familles». «Il s'agit d'un attentat terroriste d’une extrême violence, planifié et ciblé. C’est la nation toute entière qui est frappée», a-t-il estimé avant d'ajouter: «Les pouvoirs publics doivent agir avec la plus grande sévérité contre les auteurs de cet acte.»