Attentat en Isère: Le plan Vigipirate «au seuil maximum», ça veut dire quoi?

SECURITE François Hollande a annoncé que le plan Vigipirate était relevé à son seuil maximal durant trois jours en région Rhône-Alpes après l'attentat survenu à Saint-Quentin-Fallavier...

D.B. et J-L. M.

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Le plan Vigipirate est passé au niveau "alerte attentat" pour la région Île de France.
Le plan Vigipirate est passé au niveau "alerte attentat" pour la région Île de France. — Remy Gabalda AFP

Alerte maximum en région Rhône-Alpes. Le président de la République François Hollande a annoncé ce vendredi que le plan Vigipirate était relevé en région Rhône-Alpes au niveau le plus élevé, à la suite de l’attaque menée contre une usine de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère.

« J’ai voulu que soient tirées des conclusions et que nous portions le plan Vigipirate en alerte maximum dans la région Rhône-Alpes pour trois jours », a dit le chef de l’État, qui s’exprimait à l’issue d’un conseil restreint à l’Élysée. Il a également appelé à « l’unité » face au « terrorisme » et à ne pas se « laisser détourner par de vaines querelles ».

Qu’est-ce que Vigipirate « alerte attentat » ?

Le plan Vigipirate, dont l’origine remonte à 1978, comprend deux niveaux distincts :

  • Le niveau « vigilance » : c’est le niveau utilisé le plus fréquemment qui consiste en une « protection quotidienne contre une menace terroriste constante ». Ce niveau peut se manifester par la surveillance des transports ou encore le contrôle des accès aux sites institutionnels ou à proximité des monuments.
     
  • Le niveau « alerte attentat » : niveau le plus élevé du plan Vigipirate, l'« alerte attentat » peut être utilisée pour une durée limitée dans le cadre d’une « menace imminente d’un acte terroriste ».

Qu’est-ce que ça implique ?

Comme l’a annoncé François Hollande, le niveau « alerte attentat » peut concerner l’intégralité ou une partie du territoire français. En l’occurrence, seule la région Rhône-Alpes est concernée par ce niveau relevé. A la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo, l’Île-de-France et la Picardie avaient été concernées.

Concrètement, plus de militaires vont être mobilisés pour la surveillance de la région. En janvier, les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte ainsi que les transports avaient fait l’objet immédiatement d’une protection renforcée.

Le niveau « alerte attentat » interdit aussi le stationnement des véhicules devant les établissements scolaires. Les sorties scolaires et les activités en dehors des établissements avaient été suspendues en janvier.

Toutes les mesures applicables au niveau plus simple de « vigilance » restent bien sûr activées, notamment l’interdiction du stationnement près de certains édifices publics qui pourraient constituer une cible de choix pour des attentats ou encore le contrôle des bagages dans les aéroports.