Lyon: Le zoo de la Tête d'Or centré sur la préservation des espèces

ANIMAUX Le parc a recensé 11 naissances en 2014. Pour la plupart, il s'agit d'espèces en voie de disparition...

Caroline Girardon

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Le zoo du parc de la Tête d'Or de Lyon a recensé 11 naissances en 2014 dont un capucin à poitrine jaune.
Le zoo du parc de la Tête d'Or de Lyon a recensé 11 naissances en 2014 dont un capucin à poitrine jaune. — Emmanuelle Gaujour

Les cigognes ont été généreuses. En 2014, le zoo du parc de la Tête d'Or a enregistré 11 nouvelles naissances. Deux pythons tais tachetés sont venus grossir les rangs des reptiles. Du côté des volatiles, trois aigrettes Garzette, deux hérons gardes-bœufs et un bébé Garrulax du père Courtois ont vu le jour. Enfin chez les mammifères, le zoo a enregistré les venues d'un lémure à ventre roux, d'un capucin à poitrine jaune et d'un cercopithèque de l’Hoest, né trois jours avant Noël.

Des naissances rares

«Ce n'est pas tant la quantité qui compte mais la qualité, note Guillaume Douay, vétérinaire et directeur adjoint du zoo. Pour le public, les naissances de girafon, de lionceau ou de panthère sont plus significatives. L'engouement n'est pas le même. Mais pour nous, les naissances de cette année sont bien plus importantes.» Notamment, celle du petit Garrulax du père Courtois, qualifié de «piaf de Chine» par certains ignorants.

 

«Il s'agit d'une espèce en danger critique d'extinction, explique le vétérinaire. Il n'en reste plus que 200 à 300 dans la nature. Ils vivent dans la province du Jiangxi. Si on ne fait rien, dans 10 ans, cette espèce n'existera plus». Pour la Tête d'Or, la naissance du petit oiseau est de fait une grande fierté car il est le seul parc animalier en France, avec celui de Mulhouse, à pouvoir reproduire cette espèce. Il a même été intégré dans un consortium mondial, chargé de sauver ces oiseaux.

41% des espèces recensées à la tête d'Or sont en voie de disparition

Aujourd'hui, l'établissement recense 66 espèces différentes dont 41% sont menacées voire en très grand danger. Un pourcentage que le zoo souhaite voir augmenter de façon significative. «Ici, on aime s'occuper des animaux négligés dont tout le monde se fout, sourit le vétérinaire. La vocation de notre parc n'est pas seulement de montrer des animaux au public mais c'est surtout de les conserver.»

Le plus emblématique de ces animaux en danger : la panthère de l'amour. Il en existerait  plus que 30 à 45 ans dans le monde. Le zoo de la Tête d'Or a accueilli en 2013, la petite Chilka. Mais pas question pour autant de multiplier le nombre de petits pensionnaires dans le but de repeupler l'espèce.


 
 
«Les fauves par exemple, sont de grands solitaires. Ils n'ont naturellement pas l'habitude de vivre en groupe, précise Guillaume Douay. On préfère avoir une naissance tous les trois ans que trois par an. Comme cela, on respecte au mieux le comportement de l'animal.»