Lyon: Cinq petites histoires sur les collections du musée des Confluences

CULTURE Après dix ans d'attente, l'établissement ouvre ses portes au public samedi 20 décembre...

Caroline Girardon
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Musée des Confluences
Musée des Confluences — Fabrice Elsner / Sipa

Des petits trésors tout aussi fascinants les uns que les autres. Le musée des Confluences ouvre ses portes au public samedi. Les visiteurs pourront découvrir 3.000 objets dont l'histoire est parfois savoureuse.

1. Le mammouth change de défense

C’est l’une des pièces reines du nouveau musée. Ce bon vieux mammouth de Choulans, emblème de l’ancien Musée Guimet, reprend du service. Les plus observateurs noteront toutefois un détail de taille: les défenses du mammifère  ne sont plus dans le même sens! Oui, durant des décennies, elles ont été montées à l’envers et partaient vers l’extérieur.

L’explication est simple: les connaissances scientifiques n’étaient pas aussi avancées. «On s’est posé la question de laisser les défenses à l’envers, se disant que cette «erreur» faisant en réalité partie de l’œuvre, explique Nicolas Dupont, responsable du service des collections et des expositions. Finalement, on a préféré rétablir la vérité.»

 

 

 

2. La girafe Sophie sauve sa peau

Il a bien failli ne pas avoir de girafe dans la salle consacrée aux espèces. L’ancienne, toute droite, que les visiteurs avaient l’habitude de regarder dans les yeux du haut d'un étage, était trop abîmée et le coût de sa restauration, estimé à plus de 70.000 euros. La question s'est alors posée de la garder.

«On s'est heurté à une autre difficulté. L'animal ne rentrait pas dans le monte-charge», raconte Nicolas Dupont. Les équipes vont alors décider d'en créer une autre. Pour les aider, le Musée d'Histoire naturelle de Paris leur offre... une peau de girafe congelée. «Quand on l'a décongelé, elle était toute raide, semblable à une descente de lit.» Six à huit mois de travail ont été nécessaires pour lui donner vie. Le résultat est désormais bluffant, plus vrai que nature. Et Sophie, le cou penché, regarde toujours les visiteurs dans le blanc des yeux.

 

 

3. Des hommes, non des femmes préhistoriques

«Chez nous, l'homme préhistorique est une femme!» lance Nicolas Dupont, sourire aux lèvres. Dans la salle, consacrée aux origines du monde, trois femmes de petites tailles, représentent trois lignées humaines : néanderthalienne, sapiens et florès. Ces pièces ont été spécialement créées pour le Musée par la sculptrice et plasticienne Elisabeth Daynes. Cette dernière a d'ailleurs utilisé de vrais cheveux pour réaliser les coiffures de ces dames.

 


4. Une robe lumineuse

Autre création unique pour les besoins des nouvelles expositions: une robe tissée par Brochier, installée dans la salle salles des sociétés. A première vue, l'éclairage semble parfait, la robe scintillant de mille feux. Mais à regarder de près, aucun spot n'éclaire en réalité le vêtement. Des fibres optiques ont été tissées avec le reste, donnant cet effet bluffant.

5. Des animaux légendaires bien réels

Un Loup de Tasmanie, un Dodo ou la rhytine de Steller (vache des mers). Pour certains, ces noms sont des légendes. Pourtant, ces espèces ont bien existé. Même si certaines ont disparu au bout de 27 ans. Vous pourrez voir des squelettes ou des œufs appartenant à ces animaux oubliés.