Lyon: «Je ne veux pas m’investir dans le rugby», confie Chabal

RUGBY L’ancien international suit de près l’évolution du Lou mais…

Propos recueillis par Cyrille Pac

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Le rugbyman Sébastien Chabal lors de l'annonce de sa retraite, le 5 mai 2014, à Lyon.
Le rugbyman Sébastien Chabal lors de l'annonce de sa retraite, le 5 mai 2014, à Lyon. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Consultant pour la radio RMC et impliqué dans l’événementiel, le jeune retraité Sébastien Chabal n’a pas coupé avec son sport. Résidant toujours à Lyon, il reste proche du Lou mais veut développer sa seconde carrière loin des terrains. Il se confie à 20 Minutes.

Quel est votre rôle sur RMC?
J’interviens une fois par semaine, le lundi, dans l’émission de Vincent Moscato. J’étais également présent aux Menuires, le week-end dernier, pour les RMC Sport Awards. C’était l’occasion de prendre du bon temps…

Vous avez également commenté un match en direct, Toulouse-Toulon, en octobre…
Ce n’était pourtant pas prévu, je me suis retrouvé là un peu au dernier moment. On n’a même pas fait de débriefing. On doit discuter avec la direction pour voir si j’en commente d’autres. On verra… Pour le moment, le format de l’émission de Moscato me convient bien: c’est une fois par semaine et on y parle de tout et de rien. Je m’y exprime librement, sans censure. Si ce n’était pas le cas, je n’irais pas!

Etre dans les médias a-t-il changé votre vision de ce milieu et de celui du rugby?
Non, ni sur le journalisme ni sur le rugby. J’avais déjà une image bien claire et précise de mon sport. Il a beaucoup évolué, c’est normal.

Pourquoi ne pas engager votre reconversion dans le rugby?
Je n’en ai aucune envie. J’ai toutefois un rôle d’ambassadeur et de conseiller au Lou, mais je ne veux pas m’investir dans le domaine sportif. J’ai été un privilégié pendant de longues années, j’ai vécu 16 années extraordinaires quand j’étais joueur, avec des hauts et des bas, des joies et des peines. Je ne rejette pas le rugby, pas du tout, et cela n’a rien à voir avec l’évolution de ce sport. J’ai juste l’occasion de vivre une deuxième vie désormais. J’ai la chance de pouvoir entreprendre, j’aime ça, alors je veux en profiter. J’aime toujours autant le rugby mais j’ai envie de me plonger dans autre chose.

Comment jugez-vous la saison du Lou?
On savait tous ce que ce serait compliqué. Le Top 14 est un défi difficile à relever. On est dans le dur actuellement (12e au classement, ndlr) mais notre modeste ambition est de nous maintenir. Nous ne sommes qu’à mi-championnat et on sait que cela va se jouer à la fin.

Le rugby peut-il s’implanter définitivement à Lyon?
Oui car on a un bassin de population très élargi en Rhône-Alpes! On se fait notre place à côté de l'OL et de l'Asvel. Le Lou est quand même un des plus vieux clubs de France et on sent que l’engouement prend. On joue presque toujours à guichets fermés au Matmut Stadium. On a tout pour réussir à Lyon!

Jusqu’à prendre la place de Bourgoin?
Non, car le public de Bourgoin reste attaché à son club. Mais nous avons des supporters qui viennent d’Oyonnax ou de Grenoble. On draine une grosse population.