Lyon: Le potager d'Anaïs Depont et Odile Clément est vraiment perché

INITIATIVE Les deux Lyonnaises cultivent depuis février, avec les enfants, un potager sur le toit d’une école...

Jérémy Laugier

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Odile Clément et Anaïs Depont présentent le potager qu'elles ont installé sur le toit de l'école Jean Couty, dans le 6e arrondissement de Lyon.
Odile Clément et Anaïs Depont présentent le potager qu'elles ont installé sur le toit de l'école Jean Couty, dans le 6e arrondissement de Lyon. —

Sur le toit de l’école Jean Couty (6e), il est possible de cueillir et de déguster des fraises un 3 décembre. Cet improbable privilège qu’ont les enfants de la maternelle est dû à l’initiative de deux mamans de l’établissement tout juste débarquées de Paris

Anaïs Depont (34 ans) et Odile Clément (38 ans), ingénieurs respectivement en agroalimentaire et en environnement, ont créé en février Mon Potager perché. «La cour d’école sur le toit n’était plus du tout utilisée. On a donc songé à y cultiver un potager avec les élèves», explique Odile Clément.

Les enfants découvrent la monstrueuse de Lyon

Une fois par semaine de mars à juillet, chaque classe a pu découvrir et entretenir le petit potager très varié, entre radis, poivrons, menthe, petits pois, thym, et deux variétés particulières de tomates grâce à une collaboration avec le Centre de ressources de botanique appliquée (CRBA): la monstrueuse de Lyon et la pamplemousse du grand-père.

«Au vu de l’été pourri, nous sommes les premières bluffées de l’ampleur de la récolte puisque nous avons notamment obtenu 20 kg de tomates», se réjouit Anaïs Depont. Une performance insolite dans un environnement si urbain, avec la Tour Part-Dieu en arrière-plan. Au printemps prochain, les écoles Jean Rostand (6e) et Château Gaillard (Villeurbanne) vont rallier le projet.

«C’est génial si les enfants peuvent être sensibilisés dès le plus jeune âge à l’importance de privilégier la consommation locale, confie Anaïs Depont qui refuse engrais et pesticides. La plupart ont les yeux écarquillés en goûtant les tomates qu’ils ont suivies durant toute la chaîne.» Les deux amies aimeraient que leur initiative puisse désormais séduire des entreprises, collectivités ou maisons de retraite lyonnaises.

Les autres projets d’Odile et Anaïs

Dans le cadre de leur coopérative, Odile Clément et Anaïs Depont fabriquent dans un atelier d’insertion pour femmes, Euréqua (8e), de grands sacs en récupérant des bâches publicitaires. Ceux-ci résistent au poids de la terre, ce qui peut notamment intéresser les particuliers voulant cultiver sur leur balcon. Les deux associées seront aussi vendeuses à mi-temps au magasin Ma Ferme en ville (6e), qui ouvre le 8 décembre.

>> Infos sur leur page Facebook ici